jeudi 30 décembre 2010

Black Swan - la conclusion, parce que chus fatiguée!

Alors voilà... Ce qui est chiant, avec ce film, c'est que la limite entre le délire et l'imaginaire est trop vague pour permettre de bien saisir la porter des éléments qui entourent le personnage et pouvoir poser quelques assises.

J'entends déjà mon ami poète crier au génie :
Elle est allée au bout de son art!
À quoi je répondrais : so what?

J'entends également un autre de mes amis me proposer une explication parvenant à recenser tous les termes psychanalytiques qui lui sont tombés sous la main au courant des 48 dernières heures.

L’ensemble du film n’est qu’une mise en images de ce que la psychanalyse appelle « Le clivage du moi » : à partir du moment où elle apprend qu’elle n’obtient pas le rôle, elle tombe dans le déni complet de la réalité que le délire vient remplacer. C'est son symptôme et elle s'y attache, refuse de le laisser partir car les hallucinations sont plus douces à supporter que la réalité. Cela laisse sous-entendre qu’elle n’a jamais eu le courage d’aller rencontrer le directeur de la troupe pour le faire changer d’avis et que rien dans ce film n’est vrai.
On peut formuler diverses hypothèses sur l’origine de ses psychoses. D’une part, il y a la figure de la mère castratrice, qui se projette dans l’aboutissement professionnel de sa fille. La figure du père semble absente ce qui lui a empêché de vivre son Électre normalement durant sa prime enfance. (Je suis fatiguée, j’arrête ici)
Ce que le réalisateur nous propose, c’est le délire d’une névrosée du début à la fin. Le spectateur s’investie dans une histoire qui n’existe pas, ça saute aux yeux…!

mercredi 29 décembre 2010

Black Swan - La suite

Est-ce que le personnage de Lily existe concrètement ou s'il est le fruit de son imagination?


ALors, je me suis mise à discuter à voix haute en me donnant la réplique: C'est claire qu'il est difficile de croire que le directeur despotique qui règne sur la trouble puisse tolérer d'aussi gros écarts de conduites: elle arrive en retard, parle et rie très fort... Bref, c'est une forte tête.

Oui chérie, peut-être que tu as raison, que le personnage est une construction de ses délires..

**5 minutes plus tard**

Mais, en contre partie, elle cogne à la porte de Nina et c'est la mère qui répond. C'est elle qui rapporte au directeur de la troupe la fatigue de Nina... et Nina l'interpelle verbalement dans la loge des autres danseuses (qui passent un commentaire à son arrivé), etc, etc. Les interactions avec les autres personnages sont trop nombreuses pour qu'elle n'existe pas..

** 5 minutes plus tard **

Mais, en contre partie, la mère, elle, peut être le fruit de son imaginaire contraignant dans la mesure où c'est le seul personnage qui n'a d'interactions qu'avec Nina...

Black Swan

Est-ce que quelqu'un pourrait m'expliquer, si'you plait!

Je suis entrain de lire les critiques, les synopsis, les critiques improvisées par des consommateurs du bluckbuster à bas prix les mardis soirs. En bref, on peut lire:
Troublant, fucké... [...]
Intense par le jeu des acteurs [...]
Portman est venue me chercher […]

Et chez les critiques plus avisés:

Balerine a la santé psychique précaire [...]
Rivalité dans le domaine peu connu de la danse classique [...]
Belle prestation de Portman : un oscar si vous plait! [...]
L'Obsession du corps [...] pousser son corps à l'extrême [...] martyrrrrrreeee!

Ce soir, j’ai mangé pour 5 dollars de pop-corn et bue pour 6 dollars de thé glacé en fontaine. Que voulez-vous, lorsque je me rends au star cité, mon côté snob et élitiste prend le dessus : je m’attends à mettre ma matière grise dans la saveur de beurre gratuite au kiosque à côté des détaillants de pop-corn froids et à ne me poser aucune question en sortant. Je m’en allais voir un film de danse : rien de très palpitant en vue alors que je pourrais moi-même être sur une piste de danse à profiter de mes rares journées de congé dans la vie!

Je m’excuse pour ceux qui ont vu le film, mais pour les besoins du présent billet, je n’ai d’autre choix que de le résumer :

New York contemporain. Une ballerine obsessive de la perfection partage son entière existence entre les pratiques de ballet, dormir et répondre aux interminables questions de sa mère monoparentale la surprotégeant qui étend ses échecs à sa progéniture. Conclusion hâtive et lieux communs afin de traduire: elle fait de la projection. Sortez vos dictionnaires de lexique psycopop, ça va barder!

Bref, la pitoune danse avec un tutu et espère obtenir le rôle de jeune première. ***** Coup de géni du réalisateur ici qui n'essaie pas de nous faire la morale sur les efforts nécessaires pour atteindre un rêve. ****

Il lui donne le rôle et elle vire complètement folle lorsqu'elle rencontre la ballerine dont elle prend la place. Dans le métier, il faut garder sa fraîcheur alors à 40 ans, on est capoute. Elle se met à avoir des hallucinations et à se méfier de tout le monde. Le succès lui monte déjà à la tête.

Bon, bref, vous avez saisi les grandes lignes du film.
En sortant du cinéma, ma copine m'a posé une question qui m'a fait encore plus l'aimer: "Est-ce que le personnage de Lily existe réellement ou si c'est une construction de son esprit?"

Alors je me suis mise à réfléchir et à débattre, c'est un concept tellement trop utilisé en littérature pour que je ne me sois pas posé la question plus tôt. Le personnage de Lily est un opposé si exacte de Nina, qu’on ne peut se poser qu’une question : qu’est-ce qui motive cette amitié spontanée? À première vue, on serait tenter de croire que Lily se rapproche de Nina uniquement pour la faire basculer dans la débauche et lui voler sa place comme tête d’affiche. Du moins, c’est ce que j’ai lu dans les critiques improvisées que j’ai visité il y a quelques minutes.

Zut, c'est précisément ici que j'ai envie de vous raconter la fin...

jeudi 23 décembre 2010

Je vais bientôt faire une overdose de César, calissssssssssse

Hier, j'étais tout bonnement au Canadian Tire (entrain de profiter des spéciaux du temps des fêtes et de la carte cadeau que m'a donné la compagnie pour laquelle je travaille) à acheter les cadeaux de Noel de mon chien et mes chats: un énorme coussin pour le cabot, un genre de cerceau en toile du type "cachette idéale" pour les chats. Derrière moi, une dame d'un certain âge (en fait, un véritable fossile) qui attend pour payer la machine à coudre (la dernière!!) qui se tient dans son panier.
Elle: Ouin, y'a un pitou qui va se faire gâter pour Noel!
Moi: Ouaip! Et les chats aussi!
Elle: Je n'ai pas de chien, mais j'écoute César à toutes les semaines!

* Deux fils qui se touchent dans ma tête.

Moi: Ah.
Elle: Je pogne pleins de truc pour que si (oui, je sais, probleme syntaxique mais c'est une citation) j'ai un chien, je sache quoissé faire!
Moi: Je n'utilise ni n'approuve pas les méthodes de César.
Elle: *Phrase quelconque qui signifiait que c'est une somité.
Moi: Personnellement,je ne ressens pas le besoin de grogner au dessus de mon assiette alors que mon chien m'écoute bien et que je partage une belle complicité avec celui-ci.
Elle: Mais ce qu'il dit, c'est vrai!
Moi: En fait, le rapprochement entre le chien domestique et le loup n'a jamais été prouvé génétiquement parlant.
Elle: Ben c'est quelque chose que tout le monde sait, voyons! Le chien vient du loup!
Moi: Selon les ethnologues, ce n'est pas si simple.
Elle: Oui, mais CÉsar n'est pas là pour faire le procès de la science!
Moi: En effet car ce n'est qu'un imbécile agile devant une caméra qui a rapidement compris qu'en maternisant les chiens comme les nord américains le fond, ça rend un animal complètement débile. Donc non, ce n'est pas prouvé que le chien vient du loup, allez voir les recherches fait du côté de Jean Lessard.
Elle: En tout cas, moi César...
Moi: Joyeux temps des fêtes Madame. Surtout, ne vous achetez pas de chien.

J'ai payé mes achats et je suis rentrée, de mauvaise humeur. La prochaine fois, je m'achèterai un mega strap on avec des lumieres qu flashent quand j'ai un orgasme histoire que personne n'ose me parler de mes achats dans la file d'attente.

vendredi 17 décembre 2010

Histoire de shop, partie 1

Alors voilà, je sais que je délaisse récemment mon espace cybernétique au profit du brulâge de métal dans le but de fabriquer des camions citernes qui contiendront des matières sèches (et, à mon grand malheur, parait qu'un camion de 2600 pieds cube transporte rarement de la cocaine en vrac... *soupire).

Première journée, il est environ 6h50 du matin et mon chef d'équipe me fait faire rapidement le tour des installations dans le but de me trouve un masque à gaz. Je remarque que, sur un des coffres à outils, il y a des photos de gars nus.

Moi: (Sur un ton de blague) Ce doit être le coffre de la seule fille de la shop?
Lui: Non, c'est a "X". C'est lui qui fait l'entretient mécanique. Il se fait passer pour une tapette, mais c'est juste des jokes. Icitte, y'a pas de tapettes.
Moi: Ah oui? Vraiiiiment?

dimanche 7 novembre 2010

Le phénomène César Millan

L’accès à l’information est désormais illimitée grâce aux télécommunications. Ce matin, vous ne vous sentez pas très bien alors vous ouvrez l’ordinateur de la maison, tapez une liste de symptômes sur Google qui vous pond aussitôt un diagnostique. Vous vous rendez à l’hôpital avec une copie imprimée des informations que vous avez trouvé. Une fois dans le bureau du médecin, vous exigez certains tests après avoir pris soins de poser vous-même un diagnostique. Exaspéré, le médecin vous les prescrit et lorsque les résultats confirment que vous vous étiez trompé, vous exigez un autre médecin, plus compétent s’il vous plait. Google ne peut pas se tromper.

Bien que la situation exposée précédemment soit exagérée, c’est sensiblement ce qui est entrain de se produire ave le phénomène César. J’ai un chien d’un peu plus de 75 livres n’a jamais connu d’altercation avec ses semblables, se laisse maltraiter par le vieux matou grincheux de la maison sans riposter, m’accompagne régulièrement au travail au grand plaisir des clients qui le trouve si adorable et qui branle la queue lorsque son vétérinaire le vaccine. Je m’avancerais même à dire que j’ai une certaine complicité avec cette bestiole qui couche sa tête sur mes genoux quand je pleure, qui m’accueille quand je rentre à la maison, avec qui je joue. Alors pourquoi est-ce que, lorsque je suis chez moi, mes invités me reprochent de le laisser monter sur MON divan car la relation hiérarchique pourrait être compromise? Pourquoi est-ce que je devrais manger en premier et lui imposer le parfum de la cuisson alors qu’il n’a pas mangé depuis 10 heures? Ah, oui, j’oubliais... Parce que c’est ce que dit César!

L’endroit le plus incroyable pour subir ces commentaires est, sans contredit, l’air d’exercice pour chiens. Depuis que l’émission de César est portée à l’écran, j’ai cessé de les fréquenter : « je ne veux pas me mêler de ce qui ne me regarde pas, mais César dit que vous ne devriez pas… » et à ce moment je me tourne et m’en vais. C’est une vingtaine de nouveaux spécialistes formés scientifiquement devant la téléréalité à raison d’une heure semaine qui prêchent la bonne nouvelle. Ils ont désormais une opinion sur tout. Et même s’il s’agit d’un problème de santé, leur chien a déjà eu ce problème et ils ont sauvé au moins 1 000$ de frais vétérinaires en faisant [bla… bla… bla…] Après tout, les vétérinaires ne sont que des spécialistes en extorquassions qui jouent sans remords avec les sentiments des propriétaires d’animaux domestiques. Ils n’ont pas réellement guérit votre chien du parvovirus, ils vous ont fait croire que votre chien était malade alors qu’au fond…

Lorsque je lis « Ils [les vétérinaires] ont sûrement de bonnes intentions, mais leur spécialité, c'est le physique, pas le comportement», je ne peux poser qu’une seule question : avez-vous pris la peine de lire le communiquer à ce sujet ou votre affirmation repose-t-elle sur votre « gros bon sens »? Lorsqu’une affirmation repose sur trente ans d’études, qu’elle est soutenue par des médecins vétérinaires spécialistes en comportement canin ainsi que des éthologues canins, le degré de fiabilité des sources semble difficile à contester. Et si nous le comparons à l’homme qui parle au chien ayant fait « l’école de la rue » au Mexique, laquelle de ces sources semble la plus crédible?
Voilà maintenant que les tribunes discréditent les médecins vétérinaires, les taxant de jalousie envers le « dresseur », allant même jusqu’à prétendre que ces professionnels ne sont là uniquement que pour faire de l’argent. J’ai lu un commentaire sur le blog de M. Mongrain allant jusqu’à affirmer que « les vétérinaires ne connaissent rien en alimentation et en éducation des chiens. » Cette même personne poursuivait en affirmant que de consulter car un chien urine dans la maison afin d’exclure les raisons médicales de ce problème ne faisait que confirmer à quel point les vétérinaires souhaitent s’enrichir au dépend des propriétaires. Je n’aime pas l’idée de laisser un animal souffrir d’un problème urinaire simplement parce que son maître est complètement abruti par une série télé, mais c’est une opinion personnelle. Pour ce qui est de son commentaire concernant l’alimentation, je me contenterai simplement d’informer madame que les diètes vétérinaires existent depuis plus de soixante ans, qu’elles sont toujours l’objet d’une étude érudite et qu’elles ont fait leurs preuves.

Les gens achètent souvent leurs chiens selon l’apparence physique de celui-ci et non selon le caractère de la race. C’est ainsi qu’au quinzième étage d’un édifice de condos se ramasse un jack russel qui ne demande rien d’autre que de chasser les lapins. Durant les neufs heures que son maître est au travail, il est dans sa cage pour éviter qu’il ne fasse des bêtises. Lorsque le maître reviens, épuisé de sa journée, il doit rester calme et couché jusqu’à ce que ce soit l’heure de dormir où il retourne dans sa cage. On lui fait faire ses besoins sur des pads d’entrainement car c’est plus simple et, de toute façon, il est beaucoup trop petit pour aller dehors. Durant les premiers mois où le maître l’a acquis, il lui a enseigné « assis, couché, donne la patte » et depuis, on lui répète ces mêmes commandements sans plus jamais stimuler son intellect d’une quelconque façon. Il reçoit une caresse sur la tête en même temps que son repas. Deux fois par semaine, il prend une marche avec un inconnu payé pour le faire.Vers l’âge de deux ans, à bout de nerfs, les propriétaires l’apportent dans un refuge parce que les voisins ont porté plainte contre lui : trop de jappements. C’est le chien ou le condo, vous n’aviez pas le choix.

Si seulement le maître de toutou avait connu César avant, il n’en aurait pas été ainsi. Il ne faut qu’une intelligence des plus limitées pour ne pas savoir et comprendre qu’un chien a besoin d’exercice physique et de stimulation intellectuelle! A-t-on réellement besoin de grogner au dessus de son repas pour monter à son animal à quel point nous sommes alpha? Un chien ne peut-il pas être encadré, stimulé et entrainé sans pour autant être dominé? Mais qui suis-je pour affirmer cela, après tout je ne passe pas à la télévision…! A tout ceux qui raportent que César a sauvé la vie de leur chien : payez-vous donc une thérapie plutôt qu’un câblodistributeur.

samedi 6 novembre 2010

une pince au bout des bras

Aujourd’hui, j’ai tué cinq chiens et sept chats. À onze reprises, mes mains ont effectué le même mouvement : entre le pouce et l’index, sortir la seringue de son emballage, puis retirer le capuchon qui recouvre l’aiguille avant de la plonger dans un liquide jaunâtre. Avec le petit doigt, faire descendre le piston et laisser le liquide jaune monter dans le tube gradué. Poser la seringue sur le comptoir et, avec un léger mouvement vers le haut, déclencher le mécanisme de la porte retenant le gros chat roux prisonnier. Écrasé au fond de sa cage, les oreilles en arrière, il crachait et donnait des coups de pattes auxquelles un propriétaire bienveillant avait fait amputer chacune des phalanges. J’ai plongé mes bras dans la cage : la main gauche est venu le saisir au cou, juste derrière les mâchoires et la main droite l’a écrasé contre le fond glacé de sa prison. Il s’est débattu. J’ai gagné. Il avait la tête écrasée contre le comptoir tandis que je passais mon index le long de sa colonne pour trouver un muscle. J’ai enfoncé mon aiguille juste au dessus de mon doigt. J’ai laissé descendre dans son muscle mon cocktail médicamenteux en pressant le piston du pouce droit. Il se débattait pour se sauver d’une sensation de brûlure provoquée par la Kétamine. Ma main droite est revenue le chercher à la base du cou et d’une seule main je l’ai remis dans sa cage dont j’ai poussé la grille du coude gauche.

Je lui laissais cinq minutes avant de le terminer : le temps que son médicament fasse effet, le temps qu’il ne se rende plus compte que j’allais lui injecter un barbiturique dans les veines pour faire arrêter son cœur de battre. Cinq minutes pour qu’il ne réalise plus qu’il pourrait m’expédier à l’hôpital en choc septique, les mains suintantes de bactéries buccales tentant inutilement de survivre à une histoire signée et payée à la réception il y a plusieurs minutes. Cinq minutes pour qu’il ne réalise jamais ce qui nous différencie, lui terrorisé au fond de sa cage et moi, blasée de mon travail comme un nazis à l’entrée d’une chambre à gaz : moi, j’ai des mains qui peuvent servire de pince lorsque j’approche le pouce et l’index l’un de l’autre.

***

C'est ce qui passe dans la tête des gens lorsqu'ils tuent les animaux que vous aportez dans des cliniques et que vous refusez d'assister a leurs morts, trop sensibles que vous êtes pour être confortables avec vos consciences d'euthanasier des animaux en parfaite santée parce que vous déménagez.

Si ce que j'écris sur mon Facebook se ramsse dans le bureau de mes boss, j'ose au moins espérer que je peux envoyer se faire foutre qui je veux sur mon blog! Mon blog anonyme, précisons-le!

vendredi 24 septembre 2010

Fin de ma première semaine de stage

Alors voilà, il parait que je dois quitter le pays imaginaire et entrer dans le monde des grands. À 26 ans, seulement, je dois occuper un poste de salariée à temps complet et subvenir à mes besoins, cesser de vouloir changer le monde en le réécrivant et devenir une ouvrière assidue. Une bonne travaillante comme dirait ma famille de la campagne. Alors voilà, cette semaine débutaient ma première semaine d'une série de trois semaines de stages.

J'ai vraiment fouillé pour parvenir à trouver ce que je voulais comme stage sans que je doive me déplacer à Matane ou à Rimouski. Des chantiers Navals dans la grande région métropolitaine, c'est plutot rare. En fait, je n'aime pas vraiment les gros pacbots. Je trouve ca poluant. Mais dans un autre côté, tant que les pétroliers ne se renversent pas, j'ose imaginer que ce n'est pas si tant pire. Enfin bref, le lecteur un tant soit peu pas trop con aura compris que je fais mes stages dans l'industrie naval. Certes, j'aime ce que je fais. Jusqu'à présent, j'ai modifié un bateau de sauvetage pour en faire un bateau de plaisance, fabriqué une immense armoire qui a des allures de cercueil et, aujourd'hui, on a trimbalé mon derrière dans un bateau un peu partout pendant que je soudais des trucs sur un plus gros bateau.

Enfin bref, je m'y plait quand même bien.. Mais en y songeant de plus près, je me suis mise à calculer. Je perds en temps salarié environ 280$/semaine. Il m'en coute 20$ pour une CAM HEBDO que je n'achèterais pas en temps normal. Je passe en moyenne 2 vitres de casque par semaine (5$) et il me faut 1 visière protectrice par semaine pour protéger mes lunettes et ma face (10$). J'ai du m'acheter un minimum d'équipement (un casque et une veste de cuire (425$). Nous en sommes donc à un sous-total de 1370$.

Cette semaine j'ai fait 47,75 heures. En regardant le taux horaire moyen d'un soudeur, on peut compter environ 18$/heure. En moyennant les semaine à 45 heures, je perds en salaire hypothétique 2430$. En soustrayant le salaire de 20 heures semaine que j'occupe, nous en sommes à 1590$ de mon temps que j'ai gentiment offert à un inconnu.

Bref, effectuer un stage m'a couté, en temps et en argent réel, la modique somme de 2120$.

jeudi 16 septembre 2010

heum..

Considérant que mardi dernier je regardais le site web de la cie où j'irai faire mon stage et que j'ai invité ma copine à venir regarder, invitation qu'elle a repoussé à plus tard pour ne, finalement, jamais venir regarder, j'en suis à me demander: Advenant que je décide de ne jamais retourner en études littéraires, est-ce que mon couple survivrait?

Fin de mon calisse de cours

Demain, ce sera mes dernières heures dans l'atelier crasseux de l'ostie d'école des métiers de la construction de Montréal. Vous savez, cette école de merde où on passe plus de temps à chercher les profs qu'à pratiquer notre métier? Cet école où les bonnes femmes de la café servent du "poison frit" (oui oui, c'était inscrit sur le tableau de la café hier) et où vous pouvez trouver autant de fautes dans vos examens de sanctions que dans les écrits d'un élève de 2e année primaire? Cette école ou "On s'en va soude" est une phrase acceptable dans le langage utilisé.

Demain, je termine l'école et je ne ressens aucune nostalgie, c'est étrange. Qu'une seule envie, ne plus jamais remettre les pieds dans ce type d'institution. J'ai gagné mon pari avec moi-même: "tout le monde est capable de faire un DEP, même les nerds."

Alors que je n'entende plus ou christ ouvrier venir me faire chier que je ne serais pas capable de faire sa job. Maintenant rapatriez moi à l'UQAM CALISSE!!!!!!

mercredi 8 septembre 2010

La craque permanante qui ne va jamais en diminuant m'enlève promptement l'envie d'écrire sur mon blog. M'enlève, en fait, simplement l'envie d'écrire. J'aime le contact de mes mains contre le papier. J'aime l'odeur de l'encre contre une page neuve. Mais je n'aime pas perdre le fil de mes idées tandis que ma plume glisse contre le papier.

Mais cet été, j'ai délaissé mon blog. Même lorsque j'étais en voyage, je l'entretenais mieux que cela. J'ai délaissé le monde littéraire, le monde virtuel, le monde universitaire pour me bruler et me couper les mains avec de la feraille. Faut croire que je devrais retourner aux études littéraires, parce que lorsqu'on demande à ma copine ce que je fais dans la vie, elle ne parle ni de mon emploi au centre de vieux, ni de mes études en soudage: seulement de la job que j'occupe 2 heures par deux semaines dans une clinique vétérinaire. Sans doute peut-on y voir une honte quelconque dans les métiers d'ouvriers que j'occupe? Soudeur-monteur, c'est rien après tout, seulement 1800 heures de formations... Et le bacc, il en compte combien d'heure au fait?

samedi 19 juin 2010

éthique trans genre face à la fête des pères

Demain, ce sera la fête des pères.

De plus en plus, j'ai des gens dans mes ami.e.s facebook qui prennent part à diverses manifestations en rapport avec les droits des transgenres (trans, queer, ou je ne sais plus trop, il y a trop de termes et pas assez de définitions pour que je parvienne à m'y retrouver).

En supposant une femme qui aie eu un enfant et qui, par la suite, aie décidé de changer de sexe (je ne connais pas la formulation politiquement correcte alors veuillez me pardonner si je vexe quelqu'un, ce n'est pas le but).... Est-ce que cette personne devrait être célébrée lors de la fête des pères?

Alors là, j'entends déjà grondé que la question du genre est une construction sociale non déterminée par le biologique. Construction sociale ou non, mis à part Scharzaneguer dans "Junior", je ne connais aucun homme capable de porter un enfant, du moins pour l'instant. Alors, est-ce que le "nouvel individu" devrait être célébré durant la fête des pères, des mères ou... ?

vendredi 18 juin 2010

2 heures du matin

Je ne sais pas pourquoi, mais cette histoire d'ex dont j'ai parlé il y a quelques jours me trote toujours en tête. Sans doute qu'une demi-bouteille de vin blanc après 5 heures d'examen ne suffisaient pas à m'assomer suffisament. Ainsi soit-il, je lui ai envoyé un message sur mon très cher ami facebook:

"hey après un an de rupture, t'aurais pas envie de te trouver une calisse de vie sociale, d'effacer mes ami.e.s de ta liste de contact de cellulaire pis de juste pu donner de nouvelles? Personnellement, ça me plairait beaucoup de ne pas apprendre que j'ai perdu 1 an de ma vie avec quelqu'un qui n'est même pas capable de s'occuper d'un chien, calisse!"

Maintenant, attendons la réponse. Personnellement, je m'attends a quelque chose d'aussi stupide que: "Ahhh mes allergies ne me le permettent plus" ou encore "il a attaqué mon bébé flan ban neuf!".. Et là, je me rappelerai que j'ai perdu mon chat dans le divorce (oui chérie, je t'emprunte ta tournure de phrase quand tu parles de ton bbq que t'as perdu dans le "divorce") et je me dirai que les carnivores l'ont probablement mangé dans un burger chez McDo... Et je continuerai de me dire que je devrais adopter son chien pour le bien de l'animal et de me contredire en disant que je ne ferai rien qui pourrait l'aider.

mardi 15 juin 2010

Pour le Francais du bike shop!

Le gars du magasin
Au rayon des matelas
Il dit que c'est trop loin
Ils livrent pas jusque-là
T'es là qu'tu lui expliques
Qu'c'est à peine un détour
Y'est là qu'il te réplique
Qu'y peut pas changer les règles
Et qu'y font pas la livraison
Que c'est pas sur le trajet
De ses petits camions
Alors il t'remet le chèque
Que tu viens juste de faire
En te disant "j'vous remets l'chèque
Que vous venez juste de faire"
Alors quoi tu exploses
Tu veux lui arracher la tête
Tu reprends tes deux mille douilles
Qui valaient pas deux kilomètres
Et puis tu t'grouilles et puis tu sors
Car avoir fait ce que tu penses
On l'aurait r'trouvé mort
Gisant dans son incompétence !

La fille du restaurant
Elle a jamais voulu
Faire un petit changement
A son petit menu
T'es là qu'tu lui répètes
Qu'tu vas payer l'surplus
Elle est là qu'elle s'entête
Qu'elle peut pas changer les frites
Pour mettre du riz à la place
Elle a pas l'droit la petite
Qu'est-ce que tu veux qu'elle fasse
Alors elle t'amène ton riz
Dans une assiette à part
En te disant "je vous l'ai mis
Dans une assiette à part"
Alors toi tu t'emportes
E puis tu t'obstines avec elle
Tu lui dis "Tiens l'idiote
Va jeter tes frites à la poubelle"
Et tu sors en claquant la porte
Car avoir fait ce que tu penses
On l'aurait r'trouvée morte
Gisant dans son incompétence !

Le bonhomme du garage
Il a changé d'avis
Paraît que les dommages
Ils sont pas garantis
T'es là que tu t'étonnes
Que tu sors ton papier
Il est là qu'il marmonne
Qu'y peut pas changer les pièces
Parce que ces pièces-là, y'en a plus
A moins d'en faire venir de Grèce
Ou du Caire ou d'Honolulu
Alors y t'propose de t'vendre
Son kit de silencieux
En te disant
"Ga, laisse-moi-lé jusqu'à demain
M'a te l'arranger
Y va être comme neu :"
Alors toi l'capot t'saute
Et là tu t'accotes sur le mur
Tu lui dis :"Veux-tu j'vas te
L'arranger moi, ta facture !"
Et puis finalement t'en peux plus
De jamais faire ce que tu penses
Et tu le laisses tout nu
Gisant dans son bidon d'essence !

calisse de Francais!

Aujourd'hui, je me suis dit qu'après 4 jours au placard, Sirrus avait du comprendre le message qu'on ne se dégonfle pas entre mes jambes sans qu'il y aie de représaille. Alors, je suis allée lui acheter une nouvelle chambre à air, toute neuve qu'elle était. Il n'avait mérité.

J'arrive au magasin de velo, la chambre à air déserteuse dans la main et je la tend au mécano. Il la regarde. Du 700. "Tiens". Il me tend une minuscule boite.

Je paie et je me rends à l'école. Au fond de mon sac, je caresse la boite de carton qui va me permettre de recommancer à faire du velo, ce soir, cette nuit. Le cours avance, les gars me proposent d'aller prendre une bière, mais je préfère rentrer chez moi m'Occuper de lui.

Je rentre. Je me bat pour faire rentrer un mini-tube de plastique dans un autre mini-tube de rubber, le tout sur une roue d'alu monté avec des rayons de stainless. Miam. J'y parviens. Je suis couverte de graisse. Ça fait 1 heure que je travaille là-dessus. Je gonffle ma roue. Heum..

Elle a un drôle d'aspect. On dirait.. Ben calisse, elle a une bedaine de bière! Ma roue à un bourrelet!!! Je peste. Je décide de tester sa pression maximale. Mon pneu peu théoriquement supporter 125 lbs de pression, ben let's go alisse j'vais le monter à 130. S't'un vélo de route que j'ai oui ou merde. Je pompe. Je pompe. La roue grossie, comme une rousse qui bouffe des chips et du chocolat à longueur de journée. Il n'éclate même pas le salopard.

Je viens pour le réinstaller sur Sirrus. CAlissssssssssseeeeeeeeeeeee faut que je dégonfle le pneu pour le faire passer dans le frein. Mais c'est du n'importe quoi, comme si j'devais dégonfler mes pneus a chaque fois que je les décroche de sur mon bolide bleu pour les barrer sécuritairement avec 4 cadenas le temps d'aller acheter des cigarettes.

AHHHHHHHHHHHHHHHHHHhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh!!!
Et là, je vais passer un gros, mais très gros commentaire RACISTE: CAlisse de francais incompétent!! C'est pas parce que y'a le tour de France d'où tu viens que tu sais réparer un vélo alors à défaut de te foutre dans un paquet cadeau et de te réexpédier là-bas, empêchez le quelqu'un de réparer des vélos, calissssee!!

Ohhh et là j'entends mes lecteurs clâmer: ben t'avais juste à savoir ce que tu voulais. Heyyyyy le comique quand tu vas faire changer tes pneus de voiture chez le mécano, c'est que tu ne sais pas comment faire. Imagine un instant que tu saches comment le changer et que tu les commandes en apportant un spécimen de ce que tu veux et qu'il te shipe du 24 pouces pour mettre sur ta firefly, est-ce qu'on peut s'entendre que ça va pas fiter, calissssssssse et que si yé payé pour faire sa job il devrait être en mesure de la faire CORRECTEMENT??!!!

lundi 14 juin 2010

chronique de mes petits malheurs quotidien, partie 5

C'est l'été et il fait beau. Alors, le moins je prends l'autobus et mieux je me porte. HIer, dimanche matin, je me lève en retard. Il est 6h25 quand je décide a finalement garder les yeux ouverts. Je dois etre au boulot a 7h30, à l'autre bout de la ville. Pas le temps pour un café, j'avale un redbull light et un comprimé de 200 mg de caféine. À 6h40, je suis dehors, sur mon velo. Théoriquement, j'en ai pour environ 1 heure de route si je ne m epresse pas trop, en pratique je dois faire le chemin en 40 minutes si je ne veux pas être en retard au boulot. Alors je roule. Vite. Encore plus vite. J'arrive au metropolitaine, le traverse, tout va bien. Rendu à la haute de jean-talon, j'ai l'impression que je ne vais pas aussi vite. Sirrus ne se conduit pas aussi bien qu'au debut de la ride.

Ah ben calissssssssssssse! Une crevaison!!

Bon, selon mon sens aigue de l'orientation, il devrait y avoir bouche de métro par là. Je cherche mon cellulaire pour appeler à ma job pour dire que je vais être en retard. Bordel de merde, je l'ai oublié sur la table de chevet. Cherche une alternative. Ne connait pas le numero du boulot par coeur. Appelle ma copine pour qu'elle appelle pour moi parce que je suis entrain d'utiliser mon seul 50 cents.

J'arrive au metro. Je sors mon billet de 5$. Le temps au changeur. Il ne dit pas un mot, il me fait non de l'index:
- Mais j'ai une crevaison!!
- Regarde la pancarte, c'est la fin de semaine du grand prix je ne peux pas te laisser passer.
- Mais on s'en calisse du grand prix yé 7h du matin!
- NOn.
- Ben oui, bravo la conscience écologique! Vous coupez l'accès aux cyclistes pour encourager des polueurs a tourner en rond avec des tites calisses d'auto qui font un vacarme sans bon sens?! Bravo la STM!

* Soupire de rage.

- Pourriez vous me faire de la monaie pour que je puisse appeler.
- NOn.
- Mais j'ai une crevaison!!
- Non.
- AHHHHHHHHHHHHHHhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh!!!!!!!!!!

Je prends mon velo sur mon épaule, par chance qu'il est léger. Je remonte les escaliers qui ne sont pas mécaniques pour ne pas pogner un tickets en prime. Je cherche un café pour me faire faire de la monaie, mais sur la plaza st-hubert, à 7h15 le matin, y'en a pas, calvaire!! Je marche plusieurs rues, ne trouve pas de dépaneur, pas de café, pas de bar, rien d'ouvert!!

Au bout de 15 minutes de marches, je vois une relique. Une vieille chose que j'avais oublié, un genre d'hybride entre les anciennes technologies et les nouvelles: un téléphone publique qui acceptent les cartes de crédules. J'insert ma carte dedans. *Prière intérieure: faites qu'il me reste de la place dessus! Je lis un peu ce qui est inscrit sur la cabine, mon appel me coute environ 5$, je m'en calisse, pas le choix, calisse de metropoloe de mes deux! Comme si montreal était une ville vivante 24h sur 24 et que ce matin tout le monde avait décidé en même temps de faire la grâce matinée dans une boite de carton.

- Oui?
- Ce n'est vraiment pas un bon matin!
- ?
- Je ne peux pas prendre le metro à cause du calisssssssssse de grand prix!!!
- Je m'en viens.
- Merci.

Je commence à enlever la roue avant sur mon velo. Je fouille dans mon sac, sort un 2e red bull, mon paquet de cigarette. Je regarde les cyclistes passés et je n'ai qu'une envie: les pousser en bas de leurs velo et leur fendre le crâne avec leur roues pas crevées. Je me retiens, je bois mon red bull en ruminant. Ah non, ah non, c'est pas vrai. AHhhhhhhhhhh. Un besoin impératif de me rendre aux toilettes, là, tout de suite, maintenant. Nonnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn!!!!!!!!!!!!!!!!

Je suis arrivée au boulot avec 45 minutes de retard. J'ai regardé le gars à la sécurité: "si tu me dis que je me suis trompée de jour et que je ne travaille pas ce matin, j'explose, je crie et je me roule par terre."

mercredi 9 juin 2010

quand les **** d'ex s'en mêlent... argrr!


Dans 20 jours, précisément, ça va faire 1 an que le diable allergique aux légumes est enfin sortie de ma vie et Dieu merci, je n'avais aucune nouvelle d'elle. J'étais bien, sérieusement, à m'imaginer qu'elle s'était fait écraser par un train, un bus ou une mini-cooper qui serait repassé sur sa carcasse 3-4 fois consécutives pour bien certain de pas l'avoir manqué.

Ainsi soit-il, hier, les profs de la CSDM étaient en grève.. Ce qui m'a propulsé dans une journée de congé complète, de grâce matinée bien méritée et tout ça. Vers 13h, je finis par me lever, me dirige vers la cafetière. 13 heures de sommeil, ça assome quelqu'un. La vie est belle, il n'y a que moi et mon chien à la maison. J'adore mon coloc, mais me lever seule, je préfère. Ma nouvelle flamme m'appelle, on jase 3 minutes. Ce soir, son ex s'en va chez elle chercher une partie de ses affaires. *grognement pourquoi elle ramasse pas toute.

Ma journée se passe, je fais du lavage, quelques courses, rien de très palpitant, une journée de vieille femme au foyer presque. Vers l'heure du souper, mon coloc me trouve de mauvaise humeur et me fait fumer un joint. 2 puffs plus tard, je me rappelle que je ne fume pas et que je n'aime pas ça. Je sors m'acheter des cigarettes et, dans la vitrine d'un magasin, je vois Sirrus qui m'appelle. J'entre, je l'achète, et je sors heureuse. Je rentre chez moi, entreprend de gonfler les pneus, je donne un bec à Démonne et je pars.

La soirée se passe, je fais plein de velo, et vers minuit je parle avec ma meilleure amie sur msn:
- Hey ton ex m'a laissé un message sur ma boite vocale.
- hein? Est pas encore morte, c'est domage. Qu'est-ce qu'elle voulait?
- Mika (son chien) cherche une famille.

À cette affirmation, il n'y avait qu'une seule réaction possible:
- GROSSE TARBARNAK DE CONNE FINIE!!!

C'est sorti tout seul, sans que je puisse réfléchir, sans que le contrôle de mon surmoi s'effectue. Et voilà que j'étais redevenue de mauvaise humeur. Sur le coup, je me suis dit que je prendrais le chien. Après coup, je me suis souvenue qu'il avait besoin d'un nouveau genoux. Après quoi je me suis dit qu'une ex c'est guerre plus important qu'un parfait étranger et que je ne me casserai clairement pas la tête à l'aider à trouver une famille à son cabot. Qu'il se ramasse à la morgue comme les 110 000 qui vont se faire euthanasier à la fin du mois grâce aux déménagements.

Just to bad, désolé cabot.

lundi 31 mai 2010

maudit lendemain de veille

Hier, j'avais une sale gueule. Je ne peux même pas dire qu'elle était de bois. J'avais juste une sale gueule de pas dormi, de beaucoup d'alcool, de nouvelle tranche d'âge. Mais j'étais jeune, malgré tout.

Vers midi, quand je me suis levée, je me suis mise à angoissée: "Hier j'étais trop saoule et je n'ai pas donné assez d'attention à tout le monde qui était là. Tout le monde va me détester, me trouver poche et je n'aurai plus aucun ami.e.s."

Vers 23 heures, ma meilleure amie fini finalement par me rappeler et je lui explique tout ça et elle me répond: "Heu. Si ça dérangeait les gens de te voir saoule, tu crois que tu aurais encore des ami.e.s? C'était ta fête, tout le monde s'est amusé et tout va bien là!"

Anniversaire

Assise à une table de cuisine qui n'est pas la mienne, je bois mon café, tranquillement, avant de retourer dans le bas de la ville m'occuper de mon chien. Si on regarde l'ensemble de cette premiere phrase, le lecteur qui ne me connait pas peut vaguement s'imaginer la jeune professionnelle dans son tailleur, espresso à la main, pressée entre deux rendez-vous. Pourtant, il n'en est rien.

Depuis 5 jours, j'appartiens désormais à la classe des 26-35 ans lorsque je dois remplir des sondages. Théoriquement, c'est horrible. En principe, je me fais encore carter.

Mais cette année, contrairement à tous les derniers anniversaires dont je me souviens (bon, seulement partiellement, dans la plupart des cas, je dois l'avouer), je suis heureuse. Habituellement, je me mets à angoisser. J'ai dépassé la vingtaine et je ne cadre pas dans aucun stereotype: pas d'enfant, pas de relation stable, pas fini mes études (malgré toutes celles entrepries), pas de plan de carrière, pas de plan de famille.. Et au lendemain de toutes ces réflexions je me réveilles habituellement vraiment trise car la moitier de mes ami.e.s sont manquants à l'appel de mon anniversaire. Mais cette année, tous les gens importants de ma vie étaient présents, ce qui n'est pas une mince affaire! Plus de 30 personnes qui se sont déplacés juste pour ma petite personne, ce n'est pas rien!

Parait que notre date de fête détermine notre année chanceuse... 26 ans, le 26 mai. Et cette première semaine commence merveilleusement bien, je trouve.

jeudi 13 mai 2010

safe sex make people horny?

Hier, j'ai décidé de faire de moi une adulte responsable et de me rendre dans une clinique afin de subir un test de dépistage. Après seulement 5 minutes, la médecin (femme d'un certain âge) concluait que j'avais un comportement très à risque et qu'il s'imposait que je passe tous les tests disponibles. Moi, un comportement à risque après une si longue période de léthargie sexuelle. Enfin bref, comme on ne passe jamais assez de tests, que tant qu'à me faire prendre du sang aussi bien en prendre un peu plus, j'ai consentie. Elle devait savoir ce qu'elle fait.

L'incident qui est important à souligner, par contre, relève plutôt des moyens de protections proposés par celle-ci: Pellicule plastique servant à emballer les légumes et la viande. Je ne mange pas de viange, mais je sais ce que c'est de la pellicule en plastique (désolée, j'ignore comment écrire sarandwarp). Imaginez un instant la scène sensuelle:

Gros préliminaires, des cheveux et de la salive un peu partout, de la peau, des corps enlassés pour une première fois. Alors que la bouche navigue sur les courbes de sa peau et que la tête descends tranquillement, décidée à se rendre dans un entre de plaisir juteux de désir, je m'étire le bras et sort... Un rouleau format "club price" de pellicule plastique, en arrache sensuellement un bout et recouvre le bas du corps de ma partenaire. Bien entendu la pellicule ne se moule pas aussi facilement dans un entre-jambe que sur une poigné de carotte alors faut la tenir. C'est chiant, j'ai besoin de mes mains pour autre chose.

Je me lève et me rend à mon coffre à outils. En sort une roulette de duck tape et revient pour immobiliser la pellicule contre la peau de ma compagne. Elle se plains que ça va lui faire mal. *recherche d'une alternative pour avoir les mains libres. Alors, je songe à enrouler complètement le bas du corps et de la transformer, momentanément en sirène. Idée peu pragmatique. Je propose alors à ma partenaire d'entrer le bas de son corps dans un sac vert ce qui lui laisserait plus de liberté de mouvements. Elle s'offusque.

À court d'idée pour avoir une sexualité sécuritaire, je regarde l'heure. Un coup de fatigue me prend. Finalement, je regrette de ne pas pouvoir m'envoyer en l'air par réalité virtuelle comme dans The Matrix. Dans un gros pyjamas de flanalette, a un bras de distance et séparée par un oreiller, nous nous endormons finalement sans consommer nos passions.


Désormais, lorsque je verrai quelqu'un déballer un sandwich dans l'autobus ou le metro, je lui crirai par la tête qu'il/elle est un pervers provocateur à la limite de l'indécence!

lundi 10 mai 2010

un fou

Il y a quelques mois,un nouveau à intégrer notre groupe à l'école. Nous sommes, selon moi, un groupe quand même ouvert et relativement cool. À plusieurs occasion nous l'Avons invité à manger avec nous, mais il a toujours refusé. Dans les cours théoriques, il était une vraie plaie, dérangeant et posant questions stupides une après l'autre. DAns l'atelier, il était carrément un danger publique. Lorsque nous essayions de discuter avec lui, il nous envoyait paître, courrait au bureau de la directrice quand même les professeurs lui disait qu'il avait tord. Bref, vous voyez tout de suite le portrait type du gars qui coure à sa propre perte.

Aujourd'hui, il est arrivé en retard au cours. Il devait reprendre un module avec le groupe de jour. Le prof n'a pas voulu le laisser rentrer dans le local, c'est le règlement. Alors, il a fait une crise. Il s'est mis à crier, à taper du pied. Dans le local il a saisit un marteau, s'est mis à frapper un peu partout. Il a essayé de briser une fenêtre. Le concierge a voulu s'interposer, le gars du cours l'a menacer de le tuer. À la fin de l'histoire, le mec était en bedaine, en face de l'école à vouloir se battre avec tout le monde. Trois voitures de polices sont arrivées et l'ont embarqué.

Il n'a pas fallu beaucoup de temps pour que nous soyions mis au courant, une fois arrivé à l'école à 15h30. Lorsque nous avons finalement posé la question qui nous brûlait les lèvres "va-t-il réintégrer le groupe" nous avons reçu une réponse évasive: "ce n'est pas les profs qui décident, c'est l'administration". Maintenant, il faut savoir si l'administration (bien en sécurité dans leurs bureaux barrés à l'autre bout de l'école) préfère la rentré d'argent qu'occasionne un élève sur leurs bancs d'école à la sécurité des autres élèves...

Histoire à suivre...
Je te délaisse, mon blog, dernièrement...

mardi 27 avril 2010

écrire le bonheur, est-ce encore possible?

Aujourd'hui, j'ai eu une journée de merde. Vraiment. Je me suis levée, et une tempête de neige me tombait sur la tête, en cette fin de mois d'avril. Je sais, selon le proverbe, mieux vaut ne pas se découvrir d'un fil, mais malgré tout, j'aime porter des camisoles et changer un tant soit peu de couleur. Ainsi, ma journée commençait des plus mal. Envoie les chiens dehors qui reviennent les pattes couvertes de bouettes. Rien pour agrémenter ma joie de vivre.

Plusieurs heures passent et, soudainement, il est temps de me rendre à l'école. Aucun doute que je ne prendrais pas mes roller aujourd'hui. Cherche mon porte-feuille pour me rendre compte que je l'ai encore une fois perdue (c'est à se demander où aie-je la tête ces dernières semaines.. On dirait que je me découvre un étrange déficite d'attention). Je trouve un moyen de me rendre à l'école et, en arrivant, nous apprenons que le prof n'est pas là. Attendons 2 heures un remplacant dans la café, la soirée ne va pas bien, les machines font chier, etc etc... Bref, nous comprenons tout de suite que le lecteur vit, en ce moment même, une satisfaction. Par procuration, il vit la journée de merde que je viens de vivre et se sens aussitôt plus heureux de sa condition.

Vers 17 heures, comme le prof de remplacement n'est toujours pas arrivé, j'appelle la cause de mon déficite d'attention histoire de savoir si, par hasard, elle aurait envie que l'on soupe ensemble. Moment de joie. Alors, c'est à ce moment que le lecteur décroche, car le bonheur c'est un peu ringard par les temps qui courent. De fil en aiguille, on jase de tout et de rien, finalement le prof arrive (bande d'avares, vous êtes contents que mes plans aient tombés à l'eau, avouez!).

***

Aujourd'hui, j'ai lu un livre d'Alessandro Baricco que j'ai adoré. C'était mon coup de coeur du jour. Nous nous sommes mises à discuter de l'éventuelle possibilité de traiter du bonheur via une oeuvre littéraire et ce, sans être dans le cliché le plus absurde. Est-ce que le bonheur est toujours "in"? En fait, je crois qu'il ne l'a jamais été.

Sur ce, je vais aller dormir un brin car j'ai rendez-vous pour une visite de l'exposition de Diane Dufresne demain matin. Je continuerai donc de vous entretenir de mon actuelle interrogation demain soir: est-il possible de parler du bonheur sans être complètement cliché, quétaine ou vulgaire?

Oui, d'accord, j'ai dit vulgaire. Je dis vulgaire, car lorsque je songe au bonheur, je pense à la fontaine de jouvance de ses lèvres contre ma bouche, de sa respiration saccadée et des tremblements de son corps contre mes mains. De sa respiration rapide contre la peau de mon cou, de mes dents qui se referment contre son cou. De mon nez qui remonte la courbe de ses hanches pour s'abreuver de son parfum.

Je dis vulgaire, car je n'arrive pas à dire beau. "L'étrange est la forme que prend le beau lorsque le beau est impossible." (A. Volodine). Oui, tout ça est étrange. Je ne pourrais pas dire vulgaire si je parlais d'elle. Mais je pourrais, sans doute, parler d'étrangeté, et peut-être, éventuellement, de bonheur. Mais comme les lecteurs ne parviennent toujours pas à faire la part des choses entre le littéraire et la réalité, entre Je et Je qui est un autre, je m'arrêterai sur ces mots de vous abreuver de la fontaine suave de vos désirs les plus inespérés.

Est-ce que je parlais de toi? Heum... Je ne sais pas qui me lit, au fond...

mardi 13 avril 2010

Spécial bonheur, troisième partie

PArait-il que mon dernier texte était trop hermétique pour les gens que travaillant pas dans le domaine vétérinaire, que les stéréotypes n'étaient pas poussés à leur paroxysmes, qu'il fallait beaucoup d'alcool et un état d'esprit particulier pour le comprendre dans toute sa complexité. Alors, voici mon expérimentation expérimentative sur la zoothérapie et le bonheur en vrac, prise 2.

Ce matin là, c'est le printemps. Les tulipes commencent à pointer leurs nez d'une façon tout à fait arrogante au soleil qui leur cogne dessus sans relâche. Le printemps, vous savez ce que ça fait. Ce n'est pas innocent si Pâques est symbolisé par des lapins qui ont une faculté de reproduction plutôt impressionnante. Le printemps, ça donne envie de s'envoyer en l'air, de se reproduire, de jouir, et de se saouler sur les terrasses. Se saouler sur les terrasses, mais pas trop, autrement ça deviendrait dangereux de baiser des grosses, et ça, il ne le faut pas. Ça donne des maux de dos, parait-il.

Voilà donc, c'est le printemps et je m'envoies en l'air comme un chaud lapin depuis que le mercure à grimpé au dessus du point de congélation. Mais malgré tout, il y avait un vide, un immense vide affectif dans ma vie. *Verse une larme.

Comme je l'ai déjà dit dans un billet précédemment, j'habite dans un quartier plutôt mal famé, mais quartier que j'adore. Outre qu'il faut éviter les gogounes (des seringues traînent partout), qu'après 11 heures le soir mieux vaut éviter de sortir et que même mon chien a peur d'aller dans la cours la nuit, c'est un quartier chaleureux et très conviviale. On peut l'observer principalement chez les amis les animaux qui habitent dans ma cours. À Montréal, nous avons une coutume plutôt étrange. Le premier juillet, nous déménageons, tous. Nous jettons nos vieux divans et nos vieux chats. Ce n'est pas entièrement notre faute, mais il faut bien agencer les chats avec les divans, autrement nous serions beaucoup moins cool et ne pourrions pas nous moquer autant du 450.

Récemment, nous avons vue l'explosion d'un retour aux sources. Sans doute, ce phénomène est-il attribuable à la chanson de Mes Aïeux:

"arrière-arrière-grand-mère, elle a eu quatorze enfants
ton arrière-grand-mère en a eu quasiment autant
Et pi ta grand-mère en a eu trois c'tait suffisant
pis ta mère en voulait pas, toi t'étais un accident

Et pi toé ma p'tite fille, tu changes de partenaires tout l'temps
Quand tu fais des conn'ries, tu t'en sauves en avortant
Mais y'a des matins, tu te réveilles en pleurant
Quand tu rêves la nuit d'une grande table entourées d'enfants"

Bref, le conditionnement à la mode néo-hippie qui envahie présentement notre ville pousse les gens à accoucher auprès de sages-femmes, à utiliser l'homéopathie plutôt que la chirurgie, à se faire des tisanes plutot que de la chimio... Et à ne plus stériliser leurs animaux, car ce n'est pas naturel. Le retour à la terre, vous savez? Ce n'est pas innocent si Harper a été élu, on commence à s'ennuyer de Duplessi! Bon, je vous passe mon analyse du retour au religieux post 11 septembre, pour en venir au but. De toute façon, cet article est supposé d'expérimenter le bonheur alors on ne va pas commencer à parler de politique ou de sociologie. Si on en parle pas, c'est que ça n'existe pas. Où en étais-je. Ah oui, la surpopulation féline dans ma cours arriere du à l'imbécilité humaine qui se refuse à stéréliser les animaux et qui les foutent à la porte le premier juillet venu.

Ainsi soit-il, je suis parvenue à faire l'arbre généalogique de mes voisins, sans clôture. Les progénitures fécondaient leurs génitrices, cousins, cousines se reproduisaient allègrement entre eux, frères et soeurs également. Ils se transmettaient les gênes et les maladies, c'était beau de voir un lien familial si fort.

Je me suis dit qu'à défaut d'avoir une famille proche, je pourrais en construire une par procuration grâce aux animaux domestiques... Et comme l'effet de la zoothérapie était éprouvée, je faisais 2 pierres 1 coup pour moi, et mes lecteurs. Je me suis donc aventurée dans mon arrière cours. Des relans d'odeur d'amoniaque émanaient de partout. Mes vêtements en étaient imbibés tellement un dôme de vapeur d'urine de matoux s'était formé au dessus de ma cours. Je me suis penchée, et j'ai cueuilli un chat. Il s'agençait si bien avec les couleurs de mon appartement que j'ai tout de suite eu le coup de foudre. Un beau gros roux, bien dodu. Exactement tout ce que je n'aime pas chez un humain, gros et roux. (désolé Mélissa, ça faisait longtemps que j'avais pas pluggué un pré-jugé anti-roux sur mon blog).

vendredi 9 avril 2010

Spécial bonheur, deuxieme partie

http://lecerveau.mcgill.ca/flash/d/d_08/d_08_m/d_08_m_dep/d_08_m_dep.html

Il faisait encore noir lorsque mon cadran a sonné. J'avais mal à la tête, comme tous les matins de ma vie de célibataire. Il faisait encore noir lorsque je me suis levée pour expérimenter sur 24 heures les bienfaits de la sérotonines. J'avais déjà sélectionné quelques moyens d'en avoir un peu plus dans mon corps.

1. Le sport
2. Le sexe (qui est une forme de sport que je ne pratique pas avec des grosses)
3. Les médicaments (antidépresseurs)
4. L'Exctacy

COmme je disais, je suis célibataire. Alors je ne pouvais pas expérimenter les effets de la sérotonine post-orgasmique aussi facilement que je le voudrais. En fiat oui, mais les histoires de masturbations sont moins appréciées que les trips de cul lesbiens par mon lectorat masculin. Alors, je devrai me rabatre sur le sport. Je disais donc qu'il faisait encore noir lorsque je me suis levée ce matin pour tenter de tester un max de théorie contemporaine sur "L'art du bonheur". Je me suis glissée dans mes pantalons de jogging et j'ai enfilé un "whities". J'avais le look gouine sportive par excelence. DEhors, le temps était incertain. Il faisait gris, la pression atmosphérique débordait comme les caillots de mon nez un lendemain de party. Bref: il mouillait à siot. Ou il tombait des cordes, choisissez l'expression que vous voulez tout dépendant le continent où vous habitez.

J'ai enfilé mes souliers de courses, préparé mon sac, et je me suis diriger tranquillement vers mon premier cours de "aqua-totounes". Mon premier, et mon dernier cours d'aqua-totoune. Je mets le pied dans le vestiaire. Un silence de mort qui règne. Pourtant, toutes ces femmes ne peuvent pas avoir un mal de crâne plus insuportable que le mien, non, c'est impossible. Je ne regarde pas trop autour de moi tandis qu'elles enfilent leurs wet soot fleuris. Ah non, il s'agit de véritable maillot de bain. Il y a tant de peau qui dépasse lorsque ces maillots sont enfilés... J'aurais pu me faire une nape pour la table de cuisine avec un seul bonet de la femme sur ma gauche. *frisson dans le dos

J'arrive au bord de la piscine, j'envoie valser mes tites gogounes roses et je plonge. *Bruit strident de sifflet. FOUIIIIIiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii!!!!!!!!! "Premier avertissement!!"

Je secoue le motom de dreadz chloré qui surplombe ma tête d'un air incrédule.

FOuiiiiiiiiiiiiiiiiiii!!!!!!!!!!!!
- Votre bonet de bain!! Où est votre bonet de bain??!!!

* Je regarde la life gard d'un air incrédule
- J'étais sur le point de me noyer tellement mes cheveux sont pesant, vous auriez pu me faire le bouche a bouche mais non vous préférez m'engueuler. Vous avez deja vue des casques de bain suffisament grand pour contenir tout ces cheveux? On appelle ca un parachute calvaire pis j'en ai pas trouvé chez sport expert!

** Je vois la complète abscence d'activité cérébrale dans les yeux de ces blondasses... Aux jambes magnifiques.. Aux cheveux blonds.. A la poitrine arrondies... Aux courbes parfaites... Je... La déteste! OUais, même chez les gouines il y a une continuelle rivalité féminine!

Un tsunami est soudainement provoqué lorsque toutes les totounes embarquent dans la piscine. L'entraineur enfonce le piton "play" sur son vieux tape cassette. Un frisson m'envahie. J'ai l'impression d'être dans un vieux clip de village people, les gens cool en moins.

Alors à 3... 1...2 ..3... Et on s'est mise à sauter dans l'eau comme une bande d'otaries échouées. C'était beau à voir. Mais je n'en retirais aucun plaisir. En regardant la femme sur ma droite, je mesuis demandé comment il était possible de transpirer dans une piscine. Je n'y comprenait rien. Je chantais plus fort que le tape cassette: "THey call you Mister personality because you're so uglyyyyyyy". Lorsque j'ai remarqué que je fixais la femme en diagonale de moi qui, visiblement, n'Avait pas assez de souffle pour chanter, je me suis dit que j'avais un don incroyable pour me faire des ami.e.s.

Je suis sortie de la piscine, je n'avais même pas l'impression d'avoir fait un effort physique. La possibilité de sécréter de la sérotonine était donc nul. Cette activité s'était annulée d'elle-même dans l'éventuelle possibilité d'expérimenter les bienfaits de la sérotonine.

Je suis rentrée chez moi prendre une douche et attendre l'éventuelle possibilité d'expérimenter la sérotonine post-orgasmique.

À suivre...

jeudi 8 avril 2010

Spécial bonheur, deuxieme partie

"Un p'tit feu pour démarrer,
Une caresse pour décoller.
Si tu veux te réchauffer,
Faut savoir bien béguiner.

C'est bon pour le moral,
C'est bon pour le moral,
C'est bon pour le moral,
C'est bon pour le moral"

Tout le monde connaît la compagnie chréole. Cette chanson "C'est bon pour le moral" ne me rend, personnellement, pas heureuse.

Danser, oui, danser me rend heureuse. J'aime aller au Latulipe avec mes ami.e.s et danser jusqu'au last call, deux bière en arrivant et après juste de l'eau, pour danser encore plus et gueuler touch me à tue tête!

Danser, qu'est-ce que danser m'apporte. De la sérotonine. Des tonnes de sérotonines. Demain, je vais expérimenter la sérotonines pour vous.

Spécial bonheur

De manière générale, et un peu chiante pour les autres sans doute, je crois que je me considère comme étant quelqu'un de fondamentalement heureuse. Certes, j'ai mes sautes d'humeurs, mes tourments existentiels et tout ça, mais fondamentalement je crois que je suis heureuse.

Il est bien certain que mes parents auraient pu se forcer et me donner une meilleure génétique: de plus gros seins, moins de ventre, pas de lunette et une dentition parfaite sans les bons soins de mon orthodontiste. Malgré tout, l'ensemble n'est pas trop pénible à regarder.
J'ai un réseau social bien nanti, et des ami.e.s géniaux toujours là pour me sortir du pétrin quand je les appelles a 4 heures du matin pour venir chercher mon chien parce que je me fais embarquer par la police ou pour venir me chercher à l'autre bout de la ville parce que le chum de ma dernière conquête vient de nous surprendre et qu'il n'est vraiment pas heureux et que je dois lever le camps sur le champs même. J'ai un coloc plutôt cool avec qui je m'entends bien, un chien et 2 chats vraiment géniaux et même mon poisson bêta est cool.
Je suis plus scolarisé qu'une bonne partie de la population et en prime, désormais que j'essaie de me faire croire que je suis manuelle, je suis rendue apte à la survie: je sais fabriquer tout plein de choses avec du métal fondu. Parfois, c'est vrai, je me demande pourquoi je fais ce cours et je me rappelle alors qu'il me permettra de voyager dans quelques mois et ça me remet le sourire aux lèvres. Bref, le lecteur qui lance les choses contre les murs de son salon doit présentement être entrain d'envier ma vie de rêve.

La clef du miracle? Le postmodernisme. Devenir un être vide et séducteur. Malgré tout, ce n'est pas ce que prétendent tous les livres de psycho-pop en vente dans le rayon à rabais de chez Jean-Coutu. Personnellement, je considère que Lipovetski fait beaucoup plus de sens que l'émission télé de Chantal Lacroix. Alors pour vous, lecteurs, je vais expérimenter les capsules de bonheur que je parviendrai à trouver sur le web et voir si celles-ci me permettent d'être plus heureuse. JE serai le cobaye du bonheur libertin. Oups, je serai le cobaye du bonheur.

Si vous découvrez des liens, alors n'hésitez pas à me les faire parvenir afin que je puisse expérimenter toutes ces théories new ages pour vous.

Dans le but toujours grandissant de mettre un peu de joie dans vos journée, votre très (in)fidèle servitrice.
B.

Luminothérapie


http://www.doctissimo.fr/html/dossiers/depression/depression-saisonniere.htmre la


J'arrive chez Wall Mart. J'ai la peau blanche. Aucune envie d'être ici. Un enfant braillard morve contre ma jambe et cherche sa mère. Il croit que je peux l'aider, mais je n'en ai aucune envie. Je le fait décoller, un peu comme on fait avec le chiwawa d'une grosse matante qui se masturbe contre notre pied. J'avance. Je dépasse le tourniquet de l'entré. Je ne peux pas croire que j'en suis rendue là. Aujourd'hui, j'expérimente la luminothérapie pour mes lecteurs. J'avance dans le colon familiale de tous les gens d'Hochelagua, sans lubrifiant. Je n'aime pas ça. Les gens sont gros ici et il y a un McDo là-bas. Vite, trouver le rayon des luminaires. Je sors mon GPS.

Tout droit, jusqu'au rayon des sous-vêtements pour bonnes femmes obèses, puis, tourner à gauche. Je progresse entre les napes à pois qui servent de sous-vêtements à certains êtres "humains". Je me demande pourquoi tant de tissus coute la moitier du prix de mes g-strings. C'est aberrant. JE progresse. Sur ma gauche, un parachute. Non, une brassière. Mais qui diable peut remplir pareille horreur?
*Silence.
* CRie de mort:
AHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHhhhhhhhhhhhhhhh!!!!!!!!! ELLE!!!!!!!!!!!

Je me sauve en courant, oublie de tourner à gauche, je me retrouve complètement perdue dans le rayon des sports. Je me coince le pied dans une trotinette de Dora l'exploratrice, tombe tête première, le nez en sang contre le plancher. Un "associé" se précipite sur moi, il doit être un vampire, il veut me sucer le nez sanglant, je coure en tous les sens, mon GPS disjoncte et me dit de grimper le long du mur devant moi alors qu'il s'agit encore une fois d'une autre grosse accompagnée de ses 4 enfants gros. C'est un mur de gros.

Je continue ma course folle entre les rayons du magasin et je tombe sur la section "littérature". Je m'arrête, regarde un peu tous ces livres à rabais. J'ai envie de vomir lorsque je vois "le choix du libraire" étampé sur Davinci Code. Voir que y'a vraiment un libraire qualifié chez Wall mart! Je passe mon chemin. Au loin, le rayon des luminaires m'attire comme un aimant. Finalement, j'ai trouvé ce que je cherchais.

Mon GPS continue de faire des free game. Il me dit que le trésor est caché sous la grande croix. Je commence à penser à une conspiration gouvernementale. J'Ai peur. Pourquoi tant de risques pour le simple plaisir de mes lecteurs? Parce que c'est amusant à raconter. J'arrive dans le rayon des luminaires. Je cherche le racoin "bonheur", mais il n'y en a aucun. Alors j'achète tout. Plus il y a de lumière, plus il y a de bonheur, c'est ce que j'ai lu.

J'ai le panier plein de lumières lorsque je m'approche de la ligne d'attente. On dirait la file d'attente de la soupe populaire. Ah non, eux vont payer avec leurs cartes de crédules déjà trop loadée. Je regarde le contenu de leurs paniers et je les juges. Je regarde le contenu du mien, et je me trouve cool. Aujourd'hui, je suis une scientifique. Quoi que pour manger ce qui se trouve dans le panier de la grosse devant moi, il faut être vraiment téméraire: c'est foutrement risqué pour les crises cardiaques d'engloutir tant de gras trans sur une base régulière.

J'attends.

J'attends encore. J'ai envie de feindre une crise d'épilepsie ou le début de mes contractions. C'est ça, je pourrais faire semblant de crever mes eaux maintenant, juste là. Mais non, j'ai gouine d'étampé dans le front et de toute évidence, je ne pourrais vraiment pas avoir l'air en pleine période de gestation. L'épilepsie reste le meilleur moyen de sauver du temps. Je tape du pied, soupire, chiale à haute voix en m'adressant à personne. Aucune idée pourquoi, mais ça ne change rien et ça ne fait que rendre les gens près de moi de mauvaise humeur. Alors je continue de plus belle et je me réclame du droit à la libre expression.

Finalement, je finis par arriver à la caisse. L'horreur édentée qui me sourie me demande si j'ai trouvé tout ce que je désirais. Je lui demande si elle peut garder ma place le temps que j'aille chercher un paquet de gomme dans la quatrième rangée à l'autre bout du magasin. J'en ai pour 30 minutes maximum. Elle ne me trouve vraiment pas drôle, mais moi oui.

Elle arrête de me parler, me pointe le montant total sur l'écran de son ordinateur et je lui tend ma carte de guichet automatique. Elle la passe, silencieusement. L'édentée arrête de me sourire. Elle me fait de la peine. J'aurais du aller chez Jean-Coutu, au moins je me serais trouvé une amie. Mais je m'en fiche d'elle, j'ai assez de lumière dans mes sacs pour combatre toute la dépression saisonière de mon quartier.

Ravie de mes achats, je prends le chemin du retour et me questionne profondément sur où et comment je vais parvenir à tout installé ça dans mon appartement.

*** HIstoire à suivre.

Luminothérapie, la suite

J'ai tout installé dans mon petit chez moi. Les animaux me regardaient étrangement. J'ai tout allumé, et je suis allée me coucher. Je voulais me faire un cancer de la peau de bonheur.

Quand je me suis réveillée, je n'ai pas remarqué tout de suite que j'avais le corps brûlé au deuxième degré. Ce que j'ai remarqué, par contre, c'est que mes animaux n'avaient vraiment pas l'air de bien aller. Ils avaient un je ne sais quoi de différent. Sans doute étaient-ils désormais plus heureux?

Jugez par vous même... N'ont-ils pas l'air plus heureux comme ca?

Monster Avant:


Monster Après:







Démonne avant:



Démonne après:

Luminothérapie, conclusion finale

Alors je crois que pour des raisons de santée capilaire, j'exclue de mes méthode pragmatique de bonheur en vrac l'utilisation de la luminothérapie sur une base régulière.

mercredi 7 avril 2010

Mutation

En fait, toute la base de cette réflexion a commencé lorsque j'ai enlevé mes bottes à cap d'acier en rentrant de l'école. J'étais toute sale, je ressemblais à un cheminot, à "proprement" parler. Je me suis dit que de loin, je préférais mon odeur corporelle lorsque je sortais de la bibliothèque de l'université. J'ai enlevé mes bas. Mon dégoût venait d'atteindre son apogée.

La main dans un pot de noix de soya, l'autre main qui se réchauffait sur la tasse contenant ma tisane, je me suis demandée si je n'étais pas entrain de mutée en brute, comme celles avec qui je passe 35 heures par semaine de ma triste vie poussiéreuse. Bon, de toute évidence, mes goûts alimentaires ne cadrent pas avec les leurs, alors déjà je suis sauvée sur ce point.

Ensuite, j'ai essayé de me réconforté en me disant que j'étais toujours une féministe enragée. Jusqu'à ce que je repense à ma discussion d'avec Simon mardi dernier. Moi, visiblement de mauvaise humeur, lui qui me regarde et qui fait aller sa langue entre son index et son majeur.

Lui: Ça, ça te rendrait le sourire!
Moi: Encore une fois et je te jure que j'ai des ampoules sur la langue!
Lui: (Les yeux qui s'agrandissent)Raconte!!
Moi: Non, je reste une agace malgré tout.

Alors peut-être que je suis entrain de devenir un peu macho en prime. Mais je reste fondamentalement féministe, je crois.. Oui, j'en suis certaine. Alors une chose de réglée.

Ensuite, révisons mes intérêts culturels: je fréquente les musées, le théâtre, je loue mes films à la boite noire et je lis au moins 3 livres par semaine. Eux vont aux danseuses, fument du pot, vont à la chasse et à la pêche. Okay, encore là, mon identité reste préservée.

Mes idéaux: sauver le monde. Les leurs: avoir assez d'argent pour se payer une danse à 10$. Okay, encore là ça va.

Alors pourquoi est-ce qu'à 25 ans est-ce que je commence à puer des pieds?! Est-ce qu'il s'agit d'un mauvais présage?? Est-ce que je vais devenir une butch sans m'en rendre compte??! *Moment de panique. Non, jamais. Non... AHHHHHHHHHHHhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh!!!!!!!

Sur ce, je m'en vais de ce pas dans la douche!

extrait d'un délir zoophile

Hier, je jasais tout bonnement sur face de bouque, et je me suis mise à délirée. Comme ce bout de texte ne sera jmais utilisé, je vous l'offre:

"Elle passa doucement les doigts dans la toison de son torse et sa température corporelle augmenta, quelques degrés qui fit toute la différence. Elle le voulait, là, maintenant. Elle n'était pas experte en la matière, mais savait que le doggy style lui plairait. N'y tenant plus, elle décida ne pas attendre la nuit de noces tel que ses parents le lui avaient appris. Elle regarda le loup droit dans les yeux. Il pouvait lire ce qu'elle désirait par la seule soutenance de son regard. Il bascula la princesse contre une roche et relava sa robe. Elle lui offrit sa croupe généreuse et moite. Assoiffé, il se délecta un certain temps de l'eau de vie offerte par l'entre de plaisir de la princesse. Il sentait une vive douleur au bas ventre, un désir grandissant qui lui donnait le vertige. Il pressa son torse contre le dos de la princesse et lui pris les seins à pleine main en lui mordant la nuque. Un mince filet de sang lui coulait le long de la langue et il continuait de la mordre. Il résistait à son propre désir."


Oui oui je sais, je ne suis vraiment pas crédible dans les scènes de cul hétéro-zoophile.

vendredi 2 avril 2010

Une belle histoire

Lorsque le parc Lafontaine commence à renaître, c'est signal que l'été s'en vient. Aujourd'hui, mes poissons rouges sont repartis vivre dans le bassin extérieur de mon père. Il y avait un petit vide dans le coin de la cuisine que j'aurais voulu combler d'une présence humaine, mais comme ça faisait un certain temps que je n'avais pas passé une journée complètement seule, je me suis dit que ça me ferait du bien.

Quand j'y pense, j'avais surtoutenvie de sortir de l'île, de sentir la brise chaude contre ma peau sans l'effet du smog, mais bon il faut faire avec ce que l'on a ce qui a fait en sorte que j'ai attérit au parc Lafontaine.

Longtemps, ce parc a eu une très mauvaise réputation. Du temps des buissons et tout ça. Aujourd'hui, c'est l'une des plus belles places de l'île. Sérieusement, je ne peux plus concevoir habiter à plus de 15 minutes de ce parc. Aujourd'hui, le parc était en fleure, en beauté. Je me suis écrasée sur une couverture carottée bleue, mon walkman sur les oreilles, et le dernier livre de Christian Mistral (Léon, Coco et Mulligan). L'histoire se passait dans le coin du Square St-Louis et au P'tit Bar. J'étais nostalgique. J'avais envie d'être entrain de lire ce livre au Square, mais paraît que la loi 101 nous oblige a dire carré, mais selon le dictionnaire, carré ne s'applique pas comme un square. Bref, après 2 minutes d'hésitation, j'ai décidé de rester où j'étais: au soleil, juste à côté du pont.

J'ai déposé mon livre, et dans mes oreilles Kate Voegele gueulait à tue tête Hallelujah. Ouais, à mon grand désarrois, je dois admettre que je préfère cette version à celle de Léonard Cohen et je m'assume. On ne parle quand même pas de Boom Desjardins qui essaie de chanter du Villain Pingouin, on parle quand même de quelqu'un qui a une voix.

J'ai déposé mon livre et j'ai regardé les petits terroristes courire dans tous les sens. Au loin, un canard téméraire se baignait dans le 2 pouces d'eau qu'il y a au fond du bassin à ce temps-ci de l'année. Je me suis attendrie quand la plus mignonne des enfants s'est effondrée tête première dans les roches. Vous savez, le modèle d'enfant parfait, une petite blonde avec des nattes, quelques cheveux rebelles, un jeans et une camisole rose. Si j'avais un enfant, j'aurais voulu que ce soit elle. Mais si j'avais une fillette, je ne lui ferais pas porter de vêtements roses, elle porterait du jaune et du vert.

Vers 18 heures, le soleil commençait à tomber et je commençais à avoir ben ben frette. Je me suis redressée en prenant appuie sur mes coudes, et j'ai continuer à regarder les enfants jouer un certain temps. Derrière mois, quelqu'un s'était assis. Quand j'ai regardé autour de moi, il m'a fait signe. Il m'a offert une bière. J'ai refusé, il a insisté, j'ai succombé, malgré ma gueule de bois. Alors j'ai bue une bière avec lui, au parc Lafontaine. Il était déjà saoul et de plutôt mauvaise compagnie, mais il m'a divertie quelque temps.

Alors voilà, j'aime Montréal. Je la "baiserait insolemment sur toutes ses bouches de Métro" pour si bien citer Mistral. J'aime lire Montréal, et j'aime y habiter. J'aime les gens étranges avec qui je bois de la bière dans les parcs, les enfants qui conduisent des trottinettes roses avec des nattes qui volent au vent, les chiens qui jouent dans la boue au fond du bassin du parc Lafontaine.

comment choisir un coloc

Il est possible de déterminer si vous avez bien choisit votre colocataire d'une façon très précise.

Mise en scène: Une gueule de bois horrible, moi en bobette et camisole dans la cuisine entrain de boire du jus d'orange à même la peinte de jus et lui, qui rie de ma gueule en me décrivant l'état d'épave avancée dans lequel j'étais en arrivant hier soir.

Conclusion: Si vous pouvez combiner tous ces éléments sans vous sentir honteusement honteux de honte (oui, je sais, formulation empruntée a Pat. Duval) ni même éprouver une petite gêne, c'est que vous avez choisi le bon coloc.

mercredi 31 mars 2010

discussion entre une élève et une prof

Discussion entre la copine de mon coloc et moi, alors que je suis 1 heure en retard à mon cours:

Elle: si j'étais ta prof, je t'engueulerais.
Moi: Si t'étais ma prof, je porterais plainte pour harcèlement sexuel.

histoire de grosses

En arrivant à l'école hier, j'ai une sale gueule.

Moi: ah je ne sais pas ce que j'ai, j'ai vraiment mal dnas le dos depuis deux jours. J'ai du faire un faux mouvement dans l'atelier.
Gab: t'as baisé une grosse?
Moi: pourquoi j'aurais baisé une grosse?
Gab: ben ca peut donner mal dans le dos.
Moi: J'ai une gueule de désespérée qui baiserait des grosses?
Gab: Ben, c'est le printemps.
Moi: Même vraiment désespérée je baiserais pas une grosse.
Gab: ben tsé, des fois, très très saouls.
Moi: Non!

Silence. Je me lève en me tenant le dos.

Moi: J'imagine que j'ai juste trop dormi, ou que j'étais placée toute croche.
Gab: Ouais, ça prend de la place dans un lit, une grosse.
Moi: Batard, penses-tu que si j'avais baisé une grosse j'aurais passé la nuit là en plus? J'aurais eu le temps de dégriser et de me sauver après!
Gab: Bon, tu avoues que tu as baisé une grosse.
Moi: Non, calisse, j'ai pas baisé de grosse!

Alors, pour sauver la mise, j'ai été obligée de raconter une histoire de sexe de lesbiennes, de femmes fontaines, d'orgies et de luxures. Il y avait des passages d'anorexic porn, mais aucune grosse, aucune. Rassembler tous les fantasmes masculins pour qu'on me fiche patience. Même le prof a sembler aimer mon histoire. Et on ne m'a pas reparlé de grosses.

mardi 30 mars 2010

audiobook

Aujourd'hui, j'avais un cours théorique. Quand je dis théorique, faut s'entendre. C'est vraiment loin d'un cours d'université. Même pas à la haute d'un cours du secondaire je crois.

Tout le monde a, dans son entourage, un gars de la construction. Il est super gentil, est capable de boire une quantité incroyable de bière sans être saoul, porte une casquette et des caps d'aciers, peu importe s'il est en short ou en complet. Imaginez un instant que ce compagnon de beuverie passe 6 heures de votre vie à vous lire un livre. Vous voudriez mourrir. Alors, vous voyez un peu dans quel état d'esprit j'étais lorsque j'ai engueulé mon prof: "Hey la raison pour laquelle j'achète des livres et non des audiobook, c'est que j'aime lire et que je déteste me faire faire la lecture par quelqu'un qui lit moins bien que moi!"

Imaginez le pire audiobook disponible sur le marché, combiné à ca une thématique vraiment nulle, dans une classe poussiéreuse avec des poilus qui tapent sur leurs coffres à crayons comme s'il s'agissait d'un drum bon marché, et vous avez l'exemple meme de l'ambiance dans laquelle s'offre ma formation accadémique.

Je capote.

Emmenez-moi - Azanavour

Celle-là, j'aurais du l'écrire.... Je suis née trop tard, à mon grand malheur.

****

Vers les docks où le poids et l'ennui
Me courbent le dos
Ils arrivent le ventre alourdi
De fruits les bateaux

Ils viennent du bout du monde
Apportant avec eux
Des idées vagabondes
Aux reflets de ciels bleus
De mirages

Traînant un parfum poivré
De pays inconnus
Et d'éternels étés
Où l'on vit presque nus
Sur les plages

Moi qui n'ai connu toute ma vie
Que le ciel du nord
J'aimerais débarbouiller ce gris
En virant de bord

Emmenez-moi au bout de la terre
Emmenez-moi au pays des merveilles
Il me semble que la misère
Serait moins pénible au soleil

Dans les bars à la tombée du jour
Avec les marins
Quand on parle de filles et d'amour
Un verre à la main
Je perds la notion des choses
Et soudain ma pensée
M'enlève et me dépose
Un merveilleux été
Sur la grève

Où je vois tendant les bras
L'amour qui comme un fou
Court au devant de moi
Et je me pends au cou
De mon rêve

Quand les bars ferment, que les marins
Rejoignent leur bord
Moi je rêve encore jusqu'au matin
Debout sur le port

Emmenez-moi au bout de la terre
Emmenez-moi au pays des merveilles
Il me semble que la misère
Serait moins pénible au soleil

Un beau jour sur un rafiot craquant
De la coque au pont
Pour partir je travaillerais dans
La soute à charbon

Prenant la route qui mène
A mes rêves d'enfant
Sur des îles lointaines
Où rien n'est important
Que de vivre

Où les filles alanguies
Vous ravissent le cœur
En tressant m'a t'on dit
De ces colliers de fleurs
Qui enivrent

Je fuirais laissant là mon passé
Sans aucun remords
Sans bagage et le cœur libéré
En chantant très fort

Emmenez-moi au bout de la terre
Emmenez-moi au pays des merveilles
Il me semble que la misère
Serait moins pénible au soleil...

chronique de mes petits malheurs quotidien, partie 4

L'autre matin, j'en avais assez que mes vêtements empestent le fond de tonne, la cigarette et le chien trempe. Je survivait en les aspergeant allégrement de "Febreeze" mais parait-il que des fois, dans la vie, à tout hasard, il faut faire du lavage.

Je me suis plantée devant le monstre blanc acheté a rabais sur lespacs et je l'ai gavé de bas sales, de bobettes usées à la corde, de linge de butch ouvrière, de jeans. Elle était pleine, elle ne pouvait plus avoir faim, c'était impossible. Elle ne pourrait pas m'attaquer si je l'approchais. Elle était pleine à raz le bord et encore, je n'avais ni vidé mes poches ni séparé mes couleurs, juste par contestation a mon ex qui me faisait royalement chier avec ça.

Oui, je lave du blanc avec du rouge depuis 9 mois par pure contestation et je me trouve très drôle à toutes les fois que je sors mes vêtements couverts de kleenex déchiquetés. C'est moi, on ne peut pas changer la quasi perfection, n'est-ce pas?

Alors, j'ai mis le cycle automatique, laissé la laveuse se remplir, fermé la porte de la salle de bain et voqué à mes occupations: aller au dépanneur acheter des cigarettes et rien faire. Au retour à la maison, je mets le pied dans du liquide plutôt hautement humide. Tout de suite, j'engueule le chien de mon coloc. J'ouvre la porte de la salle de bain pour disposer de mes 2 bas qui ne sont pas de la même couleur, et que vois-je?

Ma salle de bain s'est soudainement transformée en super aqua club! Folle de joie, je coures a ma chambre chercher ma planche de surf, mais les vagues sont nettement insuffisantes. Alors je mets la planche de surf dans un coin du salon et je passe en mode panique.

Bon, première idée de génie: appeler Papa!

Moi: Papa? À l'aide, ma laveuse déborde!!
Papa: L'as-tu mis sur off?

** Silence

Moi: maintenant oui.

*Silence

Moi: bon, comment je répare ca une laveuse?
Papa: Tu me niaises-tu?
Moi: oui un peu. Veux-tu venir réparer ma laveuse?
Papa: Non.
Moi: MAis!! J'risque de me noyer!!

Finalement, je racroche avec papa. Deuxième idée de génie: Changer mon statu facebook en espérant avoir un ou une meilleur(e) ami(e) qui sache réparer une laveuse. Non, personne ne répond à mon message de désespoir.

Si ni papa , ni facebook,ne pouvaient m'aider c'est que ma situation était vraiment désespérée. Alors, j'ai appelé mon coloc. Aucun réponse. Messagerie texte: "JE VIENS DE NOUS INONDER!!!" Après 15 secondes d'attente sans avoir de réponse: "Bon là mon coloc, je ne gère vraiment mais vraiment pas bien la situation!!"

Aucune réponse.

Bon, faut que je trouve un moyen d'essuyer l'eau avant que mon appartement s'agrandisse vers le bas et que je me ramasse avec une laveuse dans le sous-sol qui n'est pas à moi. Essaie de bouger la laveuse. Effort infructueux.

Enfin, une idée brillante: Je dois la vider pour la déplacer! Mais comment?? Ah oui je vais me servir de mon équipement d'aquarium! Alors avec un tuyau gros comme une paille de slush, un vacuum et une chaudière je regarde le petit jet d'eau vider lentement, très lentement ma laveuse. Entre temps, je commence à éponger le plancher.

Appeler Dominic, habituellement il sait toujours quoi faire dans ces moments là. Ligne occupée. Bordel.

Retour dans la salle de bain. Oups, la petite paille qui travaille très fort à vider l'aquarium n'est plus dans la chaudière et se répand a son aise sur le plancher. Bordel. Essuie tout ça, repart le système de drainage. Ma vie est un réel calvaire, mais qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça? C'est ça le jugement dernier de ma vie vouée à tous les vices, un déluge dans la salle de bain?!

Après une heure a vider la laveuse, je me dis que j'aurais été beaucoup plus efficace avec un pichet a jus, mais bon, la job est quand même fait. JE reviens finalement Dom qui débarque en vitesse chez moi.

Imaginez 2 intellectuels en train de se questionner sur le fonctionnement d'une laveuse, sur l'éventuelle possibilité de parvenir à la réparer. À quatre pattes entrain de ramasser l'eau, on réalise qu'on aura besoin d'au moins 4 serviettes. Et on se trouve vraiment très drôle de se prendre comme ça hors contexte et d'imaginer ce que pourrait penser des gens qui entendent ça hors contexte: une grosse scène de cul ben ben intense, des femmes fontaines partout, on aime ça! Miam!

Bref, mon coloc qui aurait du être l'homme de la situation, finit par arriver et trouve ça drôle.

Et le monstre blanc est toujours en liberté dans ma salle de bain, sans être réparé, et continue de me dévisager chaque fois que je sors de la douche, de son air vraiment absurde.

jeudi 25 mars 2010

à utiliser en dernier recours

Je viens de trouver le meilleur moyen disponible afin de couper court à une conversation téléphonique à laquelle je n'avait aucune envie de prendre part (une amie qui se lamente de ses déboirs amoureux):

Moi: "Hey scuse moi, j'ai une amie qui fait un show porn sur sa web cam et je dois absolument voir comment elle parvient a rentrer une bouteille de vin au complet dans son cul sans qu'on voit encore le fond. Je dois te laisser. Je suis certaine qu'elle triche."

* Silence

Elle, mal à l'aise: "Heu.. Oui mais.. heu... il m'a trompé."

Moi: "La bouteille, je suis certaine qu'elle la cache dans un double fond, ou alors c'est un jeux de miroirs, autrement, c'est anatomiquement impossible!! "

Elle: "Okay, je vais te laisser, je te rappelle demain, okay?"

Moi: "Oui, promis, j'vais voir comment elle fait et je te donne le truc!"
Lors d'une discussion avec mon coloc:

Lui: En fait, une cravatte c'est juste une grosse flèche vers les organes génitaux du gars.

*Silence

Lui: et faut toujours se méfier des gars avec des noeufs papillons. Eux, ils veulent attirer l'attention sur leurs épaules!

Moi: Et si moi je portais un noeud papillon?

Lui: Dans quel contexte?

Moi: Ben tsé, le look playboy, avec la queue de lapin, les oreilles et tout ça. J'ai de belles épaules, je les entraine assez.

*rire

Lui: Anyways, on sait tous qu'une fille qui porte du linge de gars c'est une grosse agasse vraiment cochonne.

*On regarde la chienne que je porte pour aller à mes cours.
** Rire vraiment intense en même temps.

Lui: OUan.. À force de vivre avec toi, je vais être obligée de réviser mes préjugés.

mercredi 24 mars 2010

brosse à dents

En jasant avec des amis autour de plusieurs pichets vides (qui étaient pleins à la base), ils ont conclus que j'avais une peur atroce de l'engagement. Ben voyons?

Alors que j'ai tout bonnement apporté mon porte brosse à dents en stainless pour boucher les trous vacants de manière purement préventive, ils voient dans ça "un signe". J'ai beau insister sur le fait que j'ai toujours rêvé d'avoir un porte brosse à dents à un seul trou, rien à faire.

Alors je leur expliqué que le support à brosse à dents n'est que le prolongement de l'american dreams.

***

Imaginez quelques secondes. Vous vivez une vie de rêve. Vous avez des ami.e.s, un emploi que vous aimez, un chien, un poisson, une voiture sport rouge, un abonnement au gym et que vous collectionnez les one nights qui ne sont jamais stand. La vie est belle, vous passez régulièrement des dépistages, et la vie est belle.

Récemment, vous venez d'acquérir un magnifique loft dans le vieux port, avec peau d'ours (synthétique) devant le foyer (qui a un toute nouvelle technologie non polluante) et tout ça. La vie est belle, le mobilier est complètement en stainless parce que vous n'avez aucun enfant qui pourrait aller foutre leurs mains graisseuse sur votre magnifique surface polie par les doux soins de la femme de ménage.

En arrivant dans la salle de bain, vous remarquez que le porte brosse à dents offert par grand-maman lors de votre premier déménagement en appartement ne cadre vraiment pas avec le magnifique look stérile du reste de votre confortable demeure. À la découverte de cet horrible clash esthétique, vous courrez tout droit chez Ikea (ou Wall Mart, tout dépendant du prix de l'hypothèque).

Rouge et tout en sueur, vous parvenez grâce à votre GPS à finalement trouver le rayon salle de bain chez Ikea et vous observez. Vous comprenez. La salle de bain n'est que le prolongement de l'American Dreams et vous en êtes très loin. Vous cherchez sans relâche un porte brosse à dents à juste un trou, mais il n'en existe aucun car, le standard l'impose, tous les portes brosse à dents ont quatre trous: Papa, maman, les deux enfants. Vous n'en revenez pas. Vous accrochez le vendeur qui, de toute évidence ne parle que le suédois et vous gueuler: UN TROU!!! Il vous prend inévitablement pour un pervers et se sauve sans même relever les yeux. Vous fouillez de fond en comble des accessoires disponibles: vert lime, bleu flash, orange, blanc, stainless, rustique, moderne. Non rien. Il n'y a aucun porte brosse à dent qui ne saurait éviter de vous rappelez que ce soir, quand vous allez rentrer, vous dormirez seul.

Vous vous effondrez, au milieu du Ikea. Il y a des larmes de stainless, des larmes bleues flash, vertes limes et même oranges qui coulent sur vos joues. Vous n'en revenez pas. Vous qui pensiez avoir réussi votre vie, votre porte brosse à dent vous indique complètement le contraire. Vous êtes seul au monde! Même votre chien ne met pas sa brosse à dents à côté de la votre. Et vous continuez de pleurer, le cul assis sur un tapis de douche en forme de pied aux couleurs flash du moment, toujours très en vogue.

Vous vous relevez. Prenez le tapis de douche sous votre bras et décidez de l'acheter car il n'y a qu'UN SEUL PIED dessus. Vous vous décidez pour le porte brosse à dent en stainless. Au moins, il ne rouillera pas.

Au retour à la maison, vous regardez le porte brosse à dents offert par grand-maman 10 ans au paravent. Vous remarquez soudainement sa forme horrible de fleure mal définie, la peinture écaillée, et les 6 trous qu'il abhorre. Ça fait 10 ans que vous le trouvez laid, mais pourtant, il vous trouble moins que celui de stainless que vous venez d'acheter. Finalement, vous mettez votre nouvel achat sous l'évier de la salle de bain, vous brossez les dents et aller vous coucher. Seul. Et vous devriez vous sentir mal, non pas parce qu'il fait froid et que vous n'avez personne à serrer dans vos bras, mais parce que votre brosse à dents atteste de votre celiba, et socialement, ce n'est pas correcte.

*****

Alors, le lecteur comprend désormais que ce n'est pas par peur de l'engagement que j'ai modifié mon porte brosse à dents, mais bien pour avoir un loft dans le vieux port, un jour!

citations hors contexte du jour:

À quattre pattes dans la salle de bain avec un bon ami à moi: "Ouf! Ça va bien prendre 4 serviettes pour ramasser tout ça!"

"J'ai un assez beau cul pour pouvoir me permettre d'être la queen de la procrastination!"

lundi 22 mars 2010

méta-fiction autoréférentielle

(4.)

"On aurait préféré qu'il n'y ait jamais d'hiver cette année."

Extrait d'un texte qui ne sera jamais publié.
Des fois, j'ai la vague impression, que j'écris sur ce blogue uniquement pour éviter de perdre la main, parce que côté création ces dernier temps, ça fait plutôt dure. Sérieusement, je n'ai plus d'idée, plus l'envie d'écrire des histoires, ou quand j'en ai envie, je n'ai rien à raconter. La monotonie d'une vie de couple merdique d'au dessus d'un an avait déjà entamé à effacer toute trace d'esprit créatif dans ma personne, mais alors si on ajoute à ça 1 an passé dans un atelier sombre et poussiéreux, c'est la galère.

Il n'y a même pas l'ombre d'un personnage intéressant qui semble naître, la théorie littéraire s'effrite comme une mauvaise soudure sous mon grinder et je sens le métal brûlé plutôt que l'encre de livre neuf. C'est triste.

et si on se gardait une p'tite gêne?

Nous savons tous qu'avec la venue de facebook, c'est un peu la mort de la vie privée. Désormais, il y a des photos que nos "ami.e.s" identifient avec nos faces dessus dans les pires moments de nos vies, dans les pires déboires que nous ayons connus.

Je suis présentement dans le "middle age", comme on dit. Un entre deux âges ou la plupart de mes amies commencent à populer. Yeah! Je suis heureuse pour elle, c'est vrai. Mais est-ce que j'ai vraiment envie de voir des photos d'échographies sur facebook? Est-ce que j'ai vraiment envie de savoir que telle ou telle personne a les 2 jambes en l'air après s'être fait insiminer sur sa table de cuisine par sa copine? Est-ce que j'ai vraiment envie d'avoir le détail du dernier examen gynécologique de quelqu'un a qui je ne parle qu'une fois au 6 mois?

VOus allez me répondre: alors ne les lis pas leurs status. Oui mais bordel, est-ce qu'on peut se garder une petite gêne quelque part?

Avez vous vraiment envie que je vous entretienne de mon cycle menstruel (Dom je sais que tu le connais, mais bon..!), de la marque de tampon qui m'offre le plus de confort, de ma dernière vaginite à levure ou du nombre de fois par semaine que je me rase les jambes? Non, on s'en calisse, c'est le peu d'intimité qu'il me reste avec la venue de face de bouc!

Alors venez pas me lever le coeur avec les spasmes de vos utérus pendant que je prends gentiment mon café le lundi matin avec une gueule de bois 5/10!

Question à 100$

Le lendemain d'un one night, quand tu ne te sauves pas au milieu de la nuit ou que tu ne te fais pas mettre dehors une fois le tout consumé, quand vient le moment de rentrer chez toi, est-ce que tu fais la bise, envoie la main ou embrasse la personne sur la bouche?

Je ne suis jamais parvenue à répondre à cette question.

Le slam

Dans le fond, quand on analyse la poésie slam, on se rend compte qu'il s'agit simplement d'une poésie rimée déclamée avec un faux accent français.

jeudi 18 mars 2010

chose simples

La conversation débuta par une longue lamentation sur l'état relationnelle de mon amie:

Moi: et moi je me suis fait vollé mon vélo... Je suis inconsolable.
Elle: Faisons l'amour! Nous allons nous sentir mieux par la suite.
Moi: Bonne idée!

Il y a des choses si simples dans la vie... Mais sur ce, je vais tout de même aller me coucher!

Enzo

Si jamais vous le croisez, dites-lui qu'ilo me manque... Et faites moi savoir où je peux le racheter...

Minelli "Enzo", bleu indigo. Modèle de course, Calles pieds, pédalier en plastique gris (de 18 cm), dérailleur shimano, manque la roue avant, banc peu confo et sur la tige il y a une marque au crayon noir, juste où je devais l'ajuster quand je lui enlevais son banc pour éviter qu'on ne me le volle. Le guidon, courbé pour plus de vitesse, est paré d'une gaine au motif millitaire. Les vitesses se changent à même la manette de freins. 21 vitesses.

chronique de mes petits malheurs quotidiens, 3

Ce matin, quand je me suis levée, je n'avais pas la gueule de bois. Malgré tout, j'étais un peu nerveuse à l'idée qu'Enzo ait passé la nuit dans une voiture, loin de moi. J'ai essayé de me changer les idées, de penser à autre chose, et je me suis rendue à mon cours, tout bonnement. Hier soir, les gars n'ont pas voulus que je prenne mon vélo, parait que j'étais trop ivre. Et pourtant, j'aurais du le prendre quand même.

Première partie du cours, le gars dont la voiture contenait Enzo n'était pas là. Tout pour rehausser ma panique. À l'heure du souper, je l'appelle: Est-ce que j'ai encore un vélo????!!! Heum... Je ne suis pas encore allé chercher la voiture.

Il arrive 30 minutes plus tard, Enzo va bien, il est au chaud dans la voiture. La soirée se termine, j'ai mes gants dans les mains, on contourne le coin de l'école et je vois, la roue avant d'Enzo, dans la rue. Je regarde mon collègue, stupéfaite qu'il ne se soit pas rendu compte qu'elle soit tombée, puis je panique. Les vitres sont intactes. Enzo n'est plus là. Les portes sont barrées. Je traverse l'autre côté, la vitre est brisé...

Je me suis effondrée sur le trottoir, et j'ai pleuré, longuement, avec la roue avant dans ma main.... Oui, j'ai pleuré pour un vélo, et je pleure encore au souvenir de la joie que j'ai partagé avec lui et le sentiment de liberté qu'il m'offrait. J'ai pleuré ma ride pour me remettre de ma rupture l'été dernier, le vent chaud contre mon visage la nuit quand j'allais me promener dans les bas quartiers, ce que je voulais faire avec lui cet été...

fuck me, I'm Irish!

Hier, c'était la st-patrick. Je n'ai rien d'une Irlandaise, mais j'ai tout d'une saoulone invétérée alors je n'ai pas été trop difficile à corrompre lorsque mes chums de gars ont trouvé l'argument le plus convainquant qui soit: "bahhh tu viens de t'échapper 50 lbs sur un pied, après 5 bières ça ne te fera même plus mal alors viens avec nous!"

Alors j'ai titubé jusqu'au bar avec eux. J'abhorrais un magnifique noeud papillon aux couleurs douteuses (vert lime avec des trèfles dessus) au dessus d'une tenue hautement soignée: une camisole blanche et des pantalons de travaille. Vers minuit, les brutes avaient eues raisons, et je ne sentais plus du tout la douleur de mon pied.

En me rendant aux toilettes, je me suis posée une question qui, probablement, tenait dans le fait que je ne me suis pas envoyée en l'air depuis 3 semaines. Est-ce que les roux ont plus de chance que quelqu'un ne les trouve sexy la journée de la st-patrick? Je n'ai malheureusement trouvé aucune rousse au bar afin d'éprouver ma théorie. L'An prochain, j'irai dans un bar-à-roux pour élucider ce mystère.

mardi 16 mars 2010

Oups

Je réalise que je n'ai pas été fidèle à la réorientation artistique de mon blog depuis quelques articles. Bon, je vais tenter de les réécrire demain pour qu'il y aie du sexe et de la luxure à profusion.

Mille excuses, fidèles voyeurs.

Enzo

Aujourd'hui, j'ai décidé qu'il était temps d'en finir avec la séquestration saisonière de Enzo. Je l'ai sorti du hangard (car maintenant, j'ai un hangard! Yeah!). Je lui ai fait prendre l'air, sur le balcon, un peu pour, qu'il reprenne son souffle. Ensuite, je l'ai lavé, délicatement, avec un chiffon sec.

J'ai graissé sa chaîne, gonflé ses pneus et voilà. La saison de velo commençait.
Alors que je remontais la piste cyclable qui longe la rue Rachel, au nord du parc lafontaine, je suivais des conducteurs du dimanche et je commençais déjà, après 15 minutes du début de la saison, à pester. Si mes roues n'étaient pas si petites et que Enzo ne vallait pas si cher, je crois que je ferais beaucoup plus d'accrochages, par pure méchanceté.

Les pires, ce sont ces osties qui roulent en quadruporteur. Eux, je metterais littéralement des mines anti-personnel pour les exterminer. Ensuite, les piétons qui marchent sur la piste cyclable: HEYYYYYYYYYYYYYY le cave si je roule sur le trotoire, tu vas me gueuler après? Je me risque en moyenne 15 heures par semaine à rouler dans rue avec des camions qui manquent de m'écraser, des portes de chars qui me font revoler pis des tarlas qui ne mettent pas leurs feux clignotants pour tourner a droite et qui manquent de m'écraser aux 4 coins de rues, et je deal avec, ça fait partie du plaisir du cyclisme urbain. Mais! Pour une fois qu'une piste cyclable se rend où je veux, décalisse de sur MA route!!

Bref, je suis un cas pathologique de rage au guidon. J'aime aller vitte, c'est pour ça que j'ai un velo de course toujours brisé et non pas un velo de montagne. Je roule vite et dans la rue, et c'est pour ça que je porte un casque. Mais calvaire, le stop and go urbain, c'est vraiment la galère!

Bref, j'en était tout bonnement à pester contre les trois pantouflards qui me précédaient lorsque, calvaire, la lumière tombe rouge. Encore obligée de m'arrêter. Bien que je ne dépasse jamais les voitures sur l'accotement aux lumières rouges, là, j'avais envie de dépasser les "cyclistes" à même la ligne trop pleine du milieu. Je me suis arrêtée derrière une fille qui me rappelait vaguement quelqu'un: Pantalons de corde du roi brun, chemise carotté "stylée", cheveux très long, foncés, attaché négligement comme si elle ne les attachait jamais, grande, mince, etc, etc. Le lecteur comprendra que je suivais un super-canon.

La ressemblance, de dos, était vraiment flagrande. J'étais complètement absorbée par la délicate tâche qui consistait à répondre à ma question: étais-je vraiment entrain de suivre une de mes dernières maitresses à velo et pester après sa lenteur depuis trois coins de rue? Je fie mine de replacer mon calle pied pour mieux voir sur le côté, son profil, son nez, à la limitte son lobe d'oreille que j'avais eu, jadis, dans ma bouche et que je saurais peut-être reconnaître. Non, rien, je n'y arrivait pas. Finalement, la lumière est tournée au vert.

C'est alors que j'ai remarqué deux choses. La fille en question portait un sac à dos sport, du genre North Face, auquel était attaché... Un casque de velo! Non, vraiment, elle ne pouvait être assez idiote pour avoir un casque, mais ne pas le porter??!! J'étais si stupéfaite dans par la constation, que je restai songeuse en ligne droite sans les dépasser, en roulant plus lentement qu'une mémé atteinte du cancer du poumon ne parviendrait à le faire.

J'ai remonté la rue de Lorimier, la rue, la vraie, avec les voitures. Et j'étais perdue dans mes pensées. Est-ce qu'une fille qui porte un casque de velo, ca me turn on? Aussi stupide que ça paraisse, je crois que oui.