mercredi 31 mars 2010

discussion entre une élève et une prof

Discussion entre la copine de mon coloc et moi, alors que je suis 1 heure en retard à mon cours:

Elle: si j'étais ta prof, je t'engueulerais.
Moi: Si t'étais ma prof, je porterais plainte pour harcèlement sexuel.

histoire de grosses

En arrivant à l'école hier, j'ai une sale gueule.

Moi: ah je ne sais pas ce que j'ai, j'ai vraiment mal dnas le dos depuis deux jours. J'ai du faire un faux mouvement dans l'atelier.
Gab: t'as baisé une grosse?
Moi: pourquoi j'aurais baisé une grosse?
Gab: ben ca peut donner mal dans le dos.
Moi: J'ai une gueule de désespérée qui baiserait des grosses?
Gab: Ben, c'est le printemps.
Moi: Même vraiment désespérée je baiserais pas une grosse.
Gab: ben tsé, des fois, très très saouls.
Moi: Non!

Silence. Je me lève en me tenant le dos.

Moi: J'imagine que j'ai juste trop dormi, ou que j'étais placée toute croche.
Gab: Ouais, ça prend de la place dans un lit, une grosse.
Moi: Batard, penses-tu que si j'avais baisé une grosse j'aurais passé la nuit là en plus? J'aurais eu le temps de dégriser et de me sauver après!
Gab: Bon, tu avoues que tu as baisé une grosse.
Moi: Non, calisse, j'ai pas baisé de grosse!

Alors, pour sauver la mise, j'ai été obligée de raconter une histoire de sexe de lesbiennes, de femmes fontaines, d'orgies et de luxures. Il y avait des passages d'anorexic porn, mais aucune grosse, aucune. Rassembler tous les fantasmes masculins pour qu'on me fiche patience. Même le prof a sembler aimer mon histoire. Et on ne m'a pas reparlé de grosses.

mardi 30 mars 2010

audiobook

Aujourd'hui, j'avais un cours théorique. Quand je dis théorique, faut s'entendre. C'est vraiment loin d'un cours d'université. Même pas à la haute d'un cours du secondaire je crois.

Tout le monde a, dans son entourage, un gars de la construction. Il est super gentil, est capable de boire une quantité incroyable de bière sans être saoul, porte une casquette et des caps d'aciers, peu importe s'il est en short ou en complet. Imaginez un instant que ce compagnon de beuverie passe 6 heures de votre vie à vous lire un livre. Vous voudriez mourrir. Alors, vous voyez un peu dans quel état d'esprit j'étais lorsque j'ai engueulé mon prof: "Hey la raison pour laquelle j'achète des livres et non des audiobook, c'est que j'aime lire et que je déteste me faire faire la lecture par quelqu'un qui lit moins bien que moi!"

Imaginez le pire audiobook disponible sur le marché, combiné à ca une thématique vraiment nulle, dans une classe poussiéreuse avec des poilus qui tapent sur leurs coffres à crayons comme s'il s'agissait d'un drum bon marché, et vous avez l'exemple meme de l'ambiance dans laquelle s'offre ma formation accadémique.

Je capote.

Emmenez-moi - Azanavour

Celle-là, j'aurais du l'écrire.... Je suis née trop tard, à mon grand malheur.

****

Vers les docks où le poids et l'ennui
Me courbent le dos
Ils arrivent le ventre alourdi
De fruits les bateaux

Ils viennent du bout du monde
Apportant avec eux
Des idées vagabondes
Aux reflets de ciels bleus
De mirages

Traînant un parfum poivré
De pays inconnus
Et d'éternels étés
Où l'on vit presque nus
Sur les plages

Moi qui n'ai connu toute ma vie
Que le ciel du nord
J'aimerais débarbouiller ce gris
En virant de bord

Emmenez-moi au bout de la terre
Emmenez-moi au pays des merveilles
Il me semble que la misère
Serait moins pénible au soleil

Dans les bars à la tombée du jour
Avec les marins
Quand on parle de filles et d'amour
Un verre à la main
Je perds la notion des choses
Et soudain ma pensée
M'enlève et me dépose
Un merveilleux été
Sur la grève

Où je vois tendant les bras
L'amour qui comme un fou
Court au devant de moi
Et je me pends au cou
De mon rêve

Quand les bars ferment, que les marins
Rejoignent leur bord
Moi je rêve encore jusqu'au matin
Debout sur le port

Emmenez-moi au bout de la terre
Emmenez-moi au pays des merveilles
Il me semble que la misère
Serait moins pénible au soleil

Un beau jour sur un rafiot craquant
De la coque au pont
Pour partir je travaillerais dans
La soute à charbon

Prenant la route qui mène
A mes rêves d'enfant
Sur des îles lointaines
Où rien n'est important
Que de vivre

Où les filles alanguies
Vous ravissent le cœur
En tressant m'a t'on dit
De ces colliers de fleurs
Qui enivrent

Je fuirais laissant là mon passé
Sans aucun remords
Sans bagage et le cœur libéré
En chantant très fort

Emmenez-moi au bout de la terre
Emmenez-moi au pays des merveilles
Il me semble que la misère
Serait moins pénible au soleil...

chronique de mes petits malheurs quotidien, partie 4

L'autre matin, j'en avais assez que mes vêtements empestent le fond de tonne, la cigarette et le chien trempe. Je survivait en les aspergeant allégrement de "Febreeze" mais parait-il que des fois, dans la vie, à tout hasard, il faut faire du lavage.

Je me suis plantée devant le monstre blanc acheté a rabais sur lespacs et je l'ai gavé de bas sales, de bobettes usées à la corde, de linge de butch ouvrière, de jeans. Elle était pleine, elle ne pouvait plus avoir faim, c'était impossible. Elle ne pourrait pas m'attaquer si je l'approchais. Elle était pleine à raz le bord et encore, je n'avais ni vidé mes poches ni séparé mes couleurs, juste par contestation a mon ex qui me faisait royalement chier avec ça.

Oui, je lave du blanc avec du rouge depuis 9 mois par pure contestation et je me trouve très drôle à toutes les fois que je sors mes vêtements couverts de kleenex déchiquetés. C'est moi, on ne peut pas changer la quasi perfection, n'est-ce pas?

Alors, j'ai mis le cycle automatique, laissé la laveuse se remplir, fermé la porte de la salle de bain et voqué à mes occupations: aller au dépanneur acheter des cigarettes et rien faire. Au retour à la maison, je mets le pied dans du liquide plutôt hautement humide. Tout de suite, j'engueule le chien de mon coloc. J'ouvre la porte de la salle de bain pour disposer de mes 2 bas qui ne sont pas de la même couleur, et que vois-je?

Ma salle de bain s'est soudainement transformée en super aqua club! Folle de joie, je coures a ma chambre chercher ma planche de surf, mais les vagues sont nettement insuffisantes. Alors je mets la planche de surf dans un coin du salon et je passe en mode panique.

Bon, première idée de génie: appeler Papa!

Moi: Papa? À l'aide, ma laveuse déborde!!
Papa: L'as-tu mis sur off?

** Silence

Moi: maintenant oui.

*Silence

Moi: bon, comment je répare ca une laveuse?
Papa: Tu me niaises-tu?
Moi: oui un peu. Veux-tu venir réparer ma laveuse?
Papa: Non.
Moi: MAis!! J'risque de me noyer!!

Finalement, je racroche avec papa. Deuxième idée de génie: Changer mon statu facebook en espérant avoir un ou une meilleur(e) ami(e) qui sache réparer une laveuse. Non, personne ne répond à mon message de désespoir.

Si ni papa , ni facebook,ne pouvaient m'aider c'est que ma situation était vraiment désespérée. Alors, j'ai appelé mon coloc. Aucun réponse. Messagerie texte: "JE VIENS DE NOUS INONDER!!!" Après 15 secondes d'attente sans avoir de réponse: "Bon là mon coloc, je ne gère vraiment mais vraiment pas bien la situation!!"

Aucune réponse.

Bon, faut que je trouve un moyen d'essuyer l'eau avant que mon appartement s'agrandisse vers le bas et que je me ramasse avec une laveuse dans le sous-sol qui n'est pas à moi. Essaie de bouger la laveuse. Effort infructueux.

Enfin, une idée brillante: Je dois la vider pour la déplacer! Mais comment?? Ah oui je vais me servir de mon équipement d'aquarium! Alors avec un tuyau gros comme une paille de slush, un vacuum et une chaudière je regarde le petit jet d'eau vider lentement, très lentement ma laveuse. Entre temps, je commence à éponger le plancher.

Appeler Dominic, habituellement il sait toujours quoi faire dans ces moments là. Ligne occupée. Bordel.

Retour dans la salle de bain. Oups, la petite paille qui travaille très fort à vider l'aquarium n'est plus dans la chaudière et se répand a son aise sur le plancher. Bordel. Essuie tout ça, repart le système de drainage. Ma vie est un réel calvaire, mais qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça? C'est ça le jugement dernier de ma vie vouée à tous les vices, un déluge dans la salle de bain?!

Après une heure a vider la laveuse, je me dis que j'aurais été beaucoup plus efficace avec un pichet a jus, mais bon, la job est quand même fait. JE reviens finalement Dom qui débarque en vitesse chez moi.

Imaginez 2 intellectuels en train de se questionner sur le fonctionnement d'une laveuse, sur l'éventuelle possibilité de parvenir à la réparer. À quatre pattes entrain de ramasser l'eau, on réalise qu'on aura besoin d'au moins 4 serviettes. Et on se trouve vraiment très drôle de se prendre comme ça hors contexte et d'imaginer ce que pourrait penser des gens qui entendent ça hors contexte: une grosse scène de cul ben ben intense, des femmes fontaines partout, on aime ça! Miam!

Bref, mon coloc qui aurait du être l'homme de la situation, finit par arriver et trouve ça drôle.

Et le monstre blanc est toujours en liberté dans ma salle de bain, sans être réparé, et continue de me dévisager chaque fois que je sors de la douche, de son air vraiment absurde.

jeudi 25 mars 2010

à utiliser en dernier recours

Je viens de trouver le meilleur moyen disponible afin de couper court à une conversation téléphonique à laquelle je n'avait aucune envie de prendre part (une amie qui se lamente de ses déboirs amoureux):

Moi: "Hey scuse moi, j'ai une amie qui fait un show porn sur sa web cam et je dois absolument voir comment elle parvient a rentrer une bouteille de vin au complet dans son cul sans qu'on voit encore le fond. Je dois te laisser. Je suis certaine qu'elle triche."

* Silence

Elle, mal à l'aise: "Heu.. Oui mais.. heu... il m'a trompé."

Moi: "La bouteille, je suis certaine qu'elle la cache dans un double fond, ou alors c'est un jeux de miroirs, autrement, c'est anatomiquement impossible!! "

Elle: "Okay, je vais te laisser, je te rappelle demain, okay?"

Moi: "Oui, promis, j'vais voir comment elle fait et je te donne le truc!"
Lors d'une discussion avec mon coloc:

Lui: En fait, une cravatte c'est juste une grosse flèche vers les organes génitaux du gars.

*Silence

Lui: et faut toujours se méfier des gars avec des noeufs papillons. Eux, ils veulent attirer l'attention sur leurs épaules!

Moi: Et si moi je portais un noeud papillon?

Lui: Dans quel contexte?

Moi: Ben tsé, le look playboy, avec la queue de lapin, les oreilles et tout ça. J'ai de belles épaules, je les entraine assez.

*rire

Lui: Anyways, on sait tous qu'une fille qui porte du linge de gars c'est une grosse agasse vraiment cochonne.

*On regarde la chienne que je porte pour aller à mes cours.
** Rire vraiment intense en même temps.

Lui: OUan.. À force de vivre avec toi, je vais être obligée de réviser mes préjugés.