jeudi 18 mars 2010

fuck me, I'm Irish!

Hier, c'était la st-patrick. Je n'ai rien d'une Irlandaise, mais j'ai tout d'une saoulone invétérée alors je n'ai pas été trop difficile à corrompre lorsque mes chums de gars ont trouvé l'argument le plus convainquant qui soit: "bahhh tu viens de t'échapper 50 lbs sur un pied, après 5 bières ça ne te fera même plus mal alors viens avec nous!"

Alors j'ai titubé jusqu'au bar avec eux. J'abhorrais un magnifique noeud papillon aux couleurs douteuses (vert lime avec des trèfles dessus) au dessus d'une tenue hautement soignée: une camisole blanche et des pantalons de travaille. Vers minuit, les brutes avaient eues raisons, et je ne sentais plus du tout la douleur de mon pied.

En me rendant aux toilettes, je me suis posée une question qui, probablement, tenait dans le fait que je ne me suis pas envoyée en l'air depuis 3 semaines. Est-ce que les roux ont plus de chance que quelqu'un ne les trouve sexy la journée de la st-patrick? Je n'ai malheureusement trouvé aucune rousse au bar afin d'éprouver ma théorie. L'An prochain, j'irai dans un bar-à-roux pour élucider ce mystère.

mardi 16 mars 2010

Oups

Je réalise que je n'ai pas été fidèle à la réorientation artistique de mon blog depuis quelques articles. Bon, je vais tenter de les réécrire demain pour qu'il y aie du sexe et de la luxure à profusion.

Mille excuses, fidèles voyeurs.

Enzo

Aujourd'hui, j'ai décidé qu'il était temps d'en finir avec la séquestration saisonière de Enzo. Je l'ai sorti du hangard (car maintenant, j'ai un hangard! Yeah!). Je lui ai fait prendre l'air, sur le balcon, un peu pour, qu'il reprenne son souffle. Ensuite, je l'ai lavé, délicatement, avec un chiffon sec.

J'ai graissé sa chaîne, gonflé ses pneus et voilà. La saison de velo commençait.
Alors que je remontais la piste cyclable qui longe la rue Rachel, au nord du parc lafontaine, je suivais des conducteurs du dimanche et je commençais déjà, après 15 minutes du début de la saison, à pester. Si mes roues n'étaient pas si petites et que Enzo ne vallait pas si cher, je crois que je ferais beaucoup plus d'accrochages, par pure méchanceté.

Les pires, ce sont ces osties qui roulent en quadruporteur. Eux, je metterais littéralement des mines anti-personnel pour les exterminer. Ensuite, les piétons qui marchent sur la piste cyclable: HEYYYYYYYYYYYYYY le cave si je roule sur le trotoire, tu vas me gueuler après? Je me risque en moyenne 15 heures par semaine à rouler dans rue avec des camions qui manquent de m'écraser, des portes de chars qui me font revoler pis des tarlas qui ne mettent pas leurs feux clignotants pour tourner a droite et qui manquent de m'écraser aux 4 coins de rues, et je deal avec, ça fait partie du plaisir du cyclisme urbain. Mais! Pour une fois qu'une piste cyclable se rend où je veux, décalisse de sur MA route!!

Bref, je suis un cas pathologique de rage au guidon. J'aime aller vitte, c'est pour ça que j'ai un velo de course toujours brisé et non pas un velo de montagne. Je roule vite et dans la rue, et c'est pour ça que je porte un casque. Mais calvaire, le stop and go urbain, c'est vraiment la galère!

Bref, j'en était tout bonnement à pester contre les trois pantouflards qui me précédaient lorsque, calvaire, la lumière tombe rouge. Encore obligée de m'arrêter. Bien que je ne dépasse jamais les voitures sur l'accotement aux lumières rouges, là, j'avais envie de dépasser les "cyclistes" à même la ligne trop pleine du milieu. Je me suis arrêtée derrière une fille qui me rappelait vaguement quelqu'un: Pantalons de corde du roi brun, chemise carotté "stylée", cheveux très long, foncés, attaché négligement comme si elle ne les attachait jamais, grande, mince, etc, etc. Le lecteur comprendra que je suivais un super-canon.

La ressemblance, de dos, était vraiment flagrande. J'étais complètement absorbée par la délicate tâche qui consistait à répondre à ma question: étais-je vraiment entrain de suivre une de mes dernières maitresses à velo et pester après sa lenteur depuis trois coins de rue? Je fie mine de replacer mon calle pied pour mieux voir sur le côté, son profil, son nez, à la limitte son lobe d'oreille que j'avais eu, jadis, dans ma bouche et que je saurais peut-être reconnaître. Non, rien, je n'y arrivait pas. Finalement, la lumière est tournée au vert.

C'est alors que j'ai remarqué deux choses. La fille en question portait un sac à dos sport, du genre North Face, auquel était attaché... Un casque de velo! Non, vraiment, elle ne pouvait être assez idiote pour avoir un casque, mais ne pas le porter??!! J'étais si stupéfaite dans par la constation, que je restai songeuse en ligne droite sans les dépasser, en roulant plus lentement qu'une mémé atteinte du cancer du poumon ne parviendrait à le faire.

J'ai remonté la rue de Lorimier, la rue, la vraie, avec les voitures. Et j'étais perdue dans mes pensées. Est-ce qu'une fille qui porte un casque de velo, ca me turn on? Aussi stupide que ça paraisse, je crois que oui.

Discussion matinale

Moi, tout endormie sur le divan devant Family Guys qui ne joue plus depuis plusieurs heures. Mon coloc, qui a trop bue de café, entre vers 10h30 du matin.

Coloc: As-tu vue mes clefs Allen?

Moi: Je ne savais pas que tu en avais. *Gratte les yeux** Bâillement.

Coloc: Ben oui, c'est comme des tournevis octogonales... Tsé, ce qui faut pour monter les meubles ikea!

Moi: Heum... LEquel de nous deux est le prof de francais?

Coloc: Moi.

Moi: Lequel de nous deux a des outils ikea?

Coloc: Moi.

Moi: LEquel de nous deux étudies à l'école des métiers de la construction?

Coloc: Toi.

Moi: Alors pourquoi tu sens le besoin de m'expliquer ce qu'est une clef Allen si c'est moi qui a les meilleurs outils et qui s'en sert à tous les jours?

Un gars bizzare

Je crois que, dans un billet antérieur, je vous ai déjà parlé du jeune homme qui suit la même formation que moi et qui est dans une secte, 20 ans, toujours puceau, et qui est passé sur une lumière rouge (manque de me tuer avec lui) en voiture quand je lui ai dit que j'étais une sale gouine.

On habite deux planètes complètement différentes: je m'applique soigneusement à concenter tous les vices dans ma petite personne. Je bois comme un marin, je baise hors mariage, et à l'âge vénérable de 25 ans, je n'ai toujours pas d'enfant, ni de mari qui me fasse vivre. Je ne dédaigne pas les psychotropes (juste les stimulants, j'aime pas être vedge), je joue aux jeux de hasard (pas souvent, je suis trop cheap. Mais ça donne du style acheté une grosse bière, un paquet de cigarette et un gratteu au dépaneur le mardi soir). Je me tiens dans des lieux de perditions qu'on appelle les clubs, je vais même dans les afterhours et les raves histoire de pousser la décacadance à son maximum, je fréquente les cabarets de dragqueens et, une ou deux fois par années, je sors dans des lieux publiques où il n'y a que des homosexuels.

Bref, le lecteur comprendra que je ne mène vraiment pas une vie vertueuse selon les valeurs judéo-chrétienne (quoi que depuis que le Pape a déclaré que le condom propage le SIDA et qu'il fait suivre une thérapie à un curé pédophile, on peut se questionner sur le fondement des valeurs chrétiennes. Qu'ils brulent tous en enfer).

Ça fait 1 an que nous étudions ensemble et, finalement, il a laissé tombé l'idée de sauver mon âme et s'est remis du traumatisme que je lui ai causé en m'énervant que la place de la femme n'est pas séquestrée dans une maison, et que je suis *sic* une gouine. On a recommencé à se parler, ou plutot à s'obstiner. Hier, nous avons marché ensemble pour revenir de l'école. Le pauvre petit, est amoureux d'une fille à qui il n'adresse que quelques fois la parole, entre deux sermonts, aux réunions de ce qu'il appelle "sa croyance" et que nous appelons "sa secte".

[...]
Lui: Ce qui me dérange, c'est pas qu'elle veuille sortir avec mon cousin, c'est qu'elle m'aie dit qu'elle voulait sortir avec son voisin.

Moi: Pourquoi tu ne l'invites pas à aller prendre un café ou un verre de jus, histoire de jaser de tout ça avec elle?

Lui: Ben ça sert à rien, elle est rendu avec un autre.

Moi: Ben, c'est une histoire de quelques jours et tu me dis qu'elle s'est désintéressée de toi pour une histoire qui remonte à plusieurs années (une bataille). Invite là et fais lui découvrir que tu n'as rien d'un gars violent.

*silence

Lui: Ça sert à rien.

Moi: Tu sais, le problème c'est que tu refuses de décrocher de tes principes. Ça fait 6 mois que tu nous en parle, mais que tu ne fais rien. Que tu veux avoir fini ton cours, une job payante et une maison sur le point d'être achetée avant de l'inviter au cinéma. Tu ne penses pas que d'apprendre à la connaître avant de vouloir l'épouser ça aiderait?

Lui: C'est pas comme ça que ça marche.

Moi: Comment c'est pas comme ça que ça marche? Vivre au quotidien avec quelqu'un c'est vraiment une autre histoire que de juste le/la voir dans des lieux publiques. Peut-être que c'est une vraie garce qui ne pense qu'à elle, qu'elle est d'un ennui mortel, incapable de tenir une conversation, qu'elle veut avoir une carrière et ne pas rester à la maison, peut-être qu'elle veut vivre loins de l'île de Montréal et pas toi. Faut connaître quelqu'un avant de vouloir l'épouser.

Lui: Non, elle n'est pas comme ça.

Moi: Comment tu peux savoir? Tu ne lui parles pas!

Lui: Ben oui, je lui parle, des fois.

Moi: C'est quoi son activité préféré?

Lui: C'est pas parler ça, c'est connaître.

Moi: C'est ce que je te dis, tu ne la connais pas et tu veux l'épouser. Arrive dans la réalité, c'est pas comme ça que ça fonctionne dans la vie. Et anyways, t'es entrain de toute contredire tes propres valeurs parce qu'en ce moment tu veux épouser quelqu'un uniquement sur une quelconque attirance physique sans même la connaître.

Lui: C'est pas pire que tes one nights.

Moi: Oui, c'est ben pire. Les one nights, tu veux pas nécessairement te réveiller avec et encore moins passer ta vie avec... Surtout que tu ne crois pas au divorce!

Lui: Anyways, je m'en fiche d'elle. Le pasteur (désolé, je ne sais pas comment ils appelent leur gourou) dit toujours qu'il y a quelque part la bonne personne et qu'il faut être patient.

Moi: Ouais, mais d'ici là ça ne t'empêche pas de butiner à gauche et à droite, d'apprendre à connaître le monde, découvrir ce que tu aimes en relation, ce que tu cherches, etc.

Lui: Non, pas avant le mariage.

** Par chance, j'arrivais chez moi au terme de cette conversation. J'étais prête à lui griffer le visage et lui taper dessus avec un 2X4 juste pour pour lui ouvrir le crâne à défaut d'arriver à lui ouvrir l'esprit.

lundi 15 mars 2010

Rien à dire, mais malgré tout l'envie d'écrire.
Une belle histoire, encore.
Dehors il fait beau, mes chiens sont plein de bouette, mes planchers propres ne sont plus qu'un vague souvenir, et je m'en vais m'enfermer dans l'atelier pour les prochaines heures. Alors, j'aurais besoin d'une belle histoire, pour me faire sourire et me dire que la vie est belle, que je vais aller faire mes stages en europe et retourner en littérature. Bientôt.

Je vais aller lire "Le vieux qui lisait des histoires d'amour" (Luis Sepulveda), peut-être que ça va aider... Ou me donner envie de déménager au Chili, ce qui risque plus d'arriver.

Comme je risque de le terminer ce soir, quelqu'un a des suggestions littéraires à me faire? Rien ne me tente dans ma biblio et je commence à pester contre le manque d'espace ici qui réduit la possibilité de mettre 3 autres biblio dans le salon et d'ainsi exposer a mes yeux avides tous les livres de mon coloc. Snif snif. Tant de livres dans des boites, au fond du garde-robe.

samedi 13 mars 2010

l'art du strip tease, un art qui se perd

Hier, j'avais une journée de congé. J'en ai profité pour lire toute la journée en pyjamas, me gaver de pop corn en plein après-midi, le tout ornementé d'un café à ma main droite. Comme je n'ai pratiquement jamais de journée de congé (école la semaine, boulot le week end), je voulais me reposer.

Vers 18 heures, un ami s'est pointé. Deux bouteilles de vin, un petit souper, on a commencé à jouer de la guitare. Vers 22 heures, n'ayant plus rien à boire, j'ai décidé de ne pas être sage. J'avais convenu de souper avec mes brutes et de les laisser sortir entre eux, de me coucher tôt pour être en forme au boulot. Être en forme, les samedis matins, c'est une légende urbaine. Ça fait longtemps qu'on à cèssé d'y croire.

Arrivé fracassante au bar. Mon ami, un ancien employé, nous sauve le cover charge, nous trouve une place près du stadge. Visiblement mal-à-l'aise, je regarde du coin de l'oeil le spectacle. Commande une bière à la grosse serveuse sans aucun P.R. ni même un quelconque charisme et en prime, elle ne parle pas un mot français. Ça y est, je commence à bouillonner par en dedans. Mon ami coure à gauche et à droite, salue tout le monde, rapporte de quoi rester réveiller encore bien des heures. C'était parti pour la gloire. Les filles viennent le saluer, je passe pour sa copine, me serrent la main. ELles ont toutes des noms qui finissent par "a". La serveuse revient avec nos bières, elle n'a pas de change. Vraiment, elle ne s'arrange pas pour que je l'aime outre mesure celle-là.

Dans le club, il y a plus de filles légèrement vêtues que de clients. Je n'ai pas compté, mais ce devait être environ 2 filles pour 1 mec. Plus tard, l'équilibre s'est rétabli, mais c'était toujours aussi désespérément vide. Après quelques bières, je regardais autour de moi, regardait le spectacle. Certaines filles étaient plus grosses que moi: tellement de vergetures sur le corps qu'elles se seraient confondues avec une carte routière.

Sur le "stadge", les filles se succèdent, se trémoussent, le frottent un peu partout. On entend les premières notes d'une mélodie délectable: Carmina Burana. Oh, elle attire mon attention. Je me tourne et découvre une femme aux formes multiples, aux seins pendants, ne connaissant décidément rien à la danse. Elle parcoure de long en large le stadge, les seins aux quatre vents, des talons sur lesquels je ne comprends pas comment elle fait pour se tenir. Elle gâche ma chanson.

Lorsqu'on me parle de danseuse, j'ai aussitôt une image en tête. J'imagine Demi Moore dans le film strip tease. Mais ce temps là est résolu. Selon ma meilleure amie, les seuls shows qui valent le déplacement sont les shows burlesques. Je devrai essayer bientot. Mais serieusement, où sont-elles ces femmes qui prennent le temps de faire durer le plaisir, de détacher un par un les boutons d'une chemise blanche à laquelle est attachée une cravatte. Le chapeau, le pantalon noir, les bretelles.. Un peu de spectacle, bordel! Arriver sur scène déjà nue, on s'écartille un peu, on montre un gros plan d'un pubis fraichement rasé, écarte les jambes, des gros talons, peu de rythme, peu de style, peu d'intéret.

Bref, ce fut tout de même éducatif. J'aurais du m'apporter un carnet et prendre des notes.. Tout celà m'aurait évité d'oublier la fin de ma soirée, de payer si cher pour si peu de bière (et ce n'était même pas de la blanche, calvaire!).