Alors voilà... Ce qui est chiant, avec ce film, c'est que la limite entre le délire et l'imaginaire est trop vague pour permettre de bien saisir la porter des éléments qui entourent le personnage et pouvoir poser quelques assises.
J'entends déjà mon ami poète crier au génie :
Elle est allée au bout de son art!
À quoi je répondrais : so what?
J'entends également un autre de mes amis me proposer une explication parvenant à recenser tous les termes psychanalytiques qui lui sont tombés sous la main au courant des 48 dernières heures.
L’ensemble du film n’est qu’une mise en images de ce que la psychanalyse appelle « Le clivage du moi » : à partir du moment où elle apprend qu’elle n’obtient pas le rôle, elle tombe dans le déni complet de la réalité que le délire vient remplacer. C'est son symptôme et elle s'y attache, refuse de le laisser partir car les hallucinations sont plus douces à supporter que la réalité. Cela laisse sous-entendre qu’elle n’a jamais eu le courage d’aller rencontrer le directeur de la troupe pour le faire changer d’avis et que rien dans ce film n’est vrai.
On peut formuler diverses hypothèses sur l’origine de ses psychoses. D’une part, il y a la figure de la mère castratrice, qui se projette dans l’aboutissement professionnel de sa fille. La figure du père semble absente ce qui lui a empêché de vivre son Électre normalement durant sa prime enfance. (Je suis fatiguée, j’arrête ici)
Ce que le réalisateur nous propose, c’est le délire d’une névrosée du début à la fin. Le spectateur s’investie dans une histoire qui n’existe pas, ça saute aux yeux…!
jeudi 30 décembre 2010
mercredi 29 décembre 2010
Black Swan - La suite
Est-ce que le personnage de Lily existe concrètement ou s'il est le fruit de son imagination?
ALors, je me suis mise à discuter à voix haute en me donnant la réplique: C'est claire qu'il est difficile de croire que le directeur despotique qui règne sur la trouble puisse tolérer d'aussi gros écarts de conduites: elle arrive en retard, parle et rie très fort... Bref, c'est une forte tête.
Oui chérie, peut-être que tu as raison, que le personnage est une construction de ses délires..
**5 minutes plus tard**
Mais, en contre partie, elle cogne à la porte de Nina et c'est la mère qui répond. C'est elle qui rapporte au directeur de la troupe la fatigue de Nina... et Nina l'interpelle verbalement dans la loge des autres danseuses (qui passent un commentaire à son arrivé), etc, etc. Les interactions avec les autres personnages sont trop nombreuses pour qu'elle n'existe pas..
** 5 minutes plus tard **
Mais, en contre partie, la mère, elle, peut être le fruit de son imaginaire contraignant dans la mesure où c'est le seul personnage qui n'a d'interactions qu'avec Nina...
ALors, je me suis mise à discuter à voix haute en me donnant la réplique: C'est claire qu'il est difficile de croire que le directeur despotique qui règne sur la trouble puisse tolérer d'aussi gros écarts de conduites: elle arrive en retard, parle et rie très fort... Bref, c'est une forte tête.
Oui chérie, peut-être que tu as raison, que le personnage est une construction de ses délires..
**5 minutes plus tard**
Mais, en contre partie, elle cogne à la porte de Nina et c'est la mère qui répond. C'est elle qui rapporte au directeur de la troupe la fatigue de Nina... et Nina l'interpelle verbalement dans la loge des autres danseuses (qui passent un commentaire à son arrivé), etc, etc. Les interactions avec les autres personnages sont trop nombreuses pour qu'elle n'existe pas..
** 5 minutes plus tard **
Mais, en contre partie, la mère, elle, peut être le fruit de son imaginaire contraignant dans la mesure où c'est le seul personnage qui n'a d'interactions qu'avec Nina...
Black Swan
Est-ce que quelqu'un pourrait m'expliquer, si'you plait!
Je suis entrain de lire les critiques, les synopsis, les critiques improvisées par des consommateurs du bluckbuster à bas prix les mardis soirs. En bref, on peut lire:
Troublant, fucké... [...]
Intense par le jeu des acteurs [...]
Portman est venue me chercher […]
Et chez les critiques plus avisés:
Balerine a la santé psychique précaire [...]
Rivalité dans le domaine peu connu de la danse classique [...]
Belle prestation de Portman : un oscar si vous plait! [...]
L'Obsession du corps [...] pousser son corps à l'extrême [...] martyrrrrrreeee!
Ce soir, j’ai mangé pour 5 dollars de pop-corn et bue pour 6 dollars de thé glacé en fontaine. Que voulez-vous, lorsque je me rends au star cité, mon côté snob et élitiste prend le dessus : je m’attends à mettre ma matière grise dans la saveur de beurre gratuite au kiosque à côté des détaillants de pop-corn froids et à ne me poser aucune question en sortant. Je m’en allais voir un film de danse : rien de très palpitant en vue alors que je pourrais moi-même être sur une piste de danse à profiter de mes rares journées de congé dans la vie!
Je m’excuse pour ceux qui ont vu le film, mais pour les besoins du présent billet, je n’ai d’autre choix que de le résumer :
New York contemporain. Une ballerine obsessive de la perfection partage son entière existence entre les pratiques de ballet, dormir et répondre aux interminables questions de sa mère monoparentale la surprotégeant qui étend ses échecs à sa progéniture. Conclusion hâtive et lieux communs afin de traduire: elle fait de la projection. Sortez vos dictionnaires de lexique psycopop, ça va barder!
Bref, la pitoune danse avec un tutu et espère obtenir le rôle de jeune première. ***** Coup de géni du réalisateur ici qui n'essaie pas de nous faire la morale sur les efforts nécessaires pour atteindre un rêve. ****
Il lui donne le rôle et elle vire complètement folle lorsqu'elle rencontre la ballerine dont elle prend la place. Dans le métier, il faut garder sa fraîcheur alors à 40 ans, on est capoute. Elle se met à avoir des hallucinations et à se méfier de tout le monde. Le succès lui monte déjà à la tête.
Bon, bref, vous avez saisi les grandes lignes du film.
En sortant du cinéma, ma copine m'a posé une question qui m'a fait encore plus l'aimer: "Est-ce que le personnage de Lily existe réellement ou si c'est une construction de son esprit?"
Alors je me suis mise à réfléchir et à débattre, c'est un concept tellement trop utilisé en littérature pour que je ne me sois pas posé la question plus tôt. Le personnage de Lily est un opposé si exacte de Nina, qu’on ne peut se poser qu’une question : qu’est-ce qui motive cette amitié spontanée? À première vue, on serait tenter de croire que Lily se rapproche de Nina uniquement pour la faire basculer dans la débauche et lui voler sa place comme tête d’affiche. Du moins, c’est ce que j’ai lu dans les critiques improvisées que j’ai visité il y a quelques minutes.
Zut, c'est précisément ici que j'ai envie de vous raconter la fin...
Je suis entrain de lire les critiques, les synopsis, les critiques improvisées par des consommateurs du bluckbuster à bas prix les mardis soirs. En bref, on peut lire:
Troublant, fucké... [...]
Intense par le jeu des acteurs [...]
Portman est venue me chercher […]
Et chez les critiques plus avisés:
Balerine a la santé psychique précaire [...]
Rivalité dans le domaine peu connu de la danse classique [...]
Belle prestation de Portman : un oscar si vous plait! [...]
L'Obsession du corps [...] pousser son corps à l'extrême [...] martyrrrrrreeee!
Ce soir, j’ai mangé pour 5 dollars de pop-corn et bue pour 6 dollars de thé glacé en fontaine. Que voulez-vous, lorsque je me rends au star cité, mon côté snob et élitiste prend le dessus : je m’attends à mettre ma matière grise dans la saveur de beurre gratuite au kiosque à côté des détaillants de pop-corn froids et à ne me poser aucune question en sortant. Je m’en allais voir un film de danse : rien de très palpitant en vue alors que je pourrais moi-même être sur une piste de danse à profiter de mes rares journées de congé dans la vie!
Je m’excuse pour ceux qui ont vu le film, mais pour les besoins du présent billet, je n’ai d’autre choix que de le résumer :
New York contemporain. Une ballerine obsessive de la perfection partage son entière existence entre les pratiques de ballet, dormir et répondre aux interminables questions de sa mère monoparentale la surprotégeant qui étend ses échecs à sa progéniture. Conclusion hâtive et lieux communs afin de traduire: elle fait de la projection. Sortez vos dictionnaires de lexique psycopop, ça va barder!
Bref, la pitoune danse avec un tutu et espère obtenir le rôle de jeune première. ***** Coup de géni du réalisateur ici qui n'essaie pas de nous faire la morale sur les efforts nécessaires pour atteindre un rêve. ****
Il lui donne le rôle et elle vire complètement folle lorsqu'elle rencontre la ballerine dont elle prend la place. Dans le métier, il faut garder sa fraîcheur alors à 40 ans, on est capoute. Elle se met à avoir des hallucinations et à se méfier de tout le monde. Le succès lui monte déjà à la tête.
Bon, bref, vous avez saisi les grandes lignes du film.
En sortant du cinéma, ma copine m'a posé une question qui m'a fait encore plus l'aimer: "Est-ce que le personnage de Lily existe réellement ou si c'est une construction de son esprit?"
Alors je me suis mise à réfléchir et à débattre, c'est un concept tellement trop utilisé en littérature pour que je ne me sois pas posé la question plus tôt. Le personnage de Lily est un opposé si exacte de Nina, qu’on ne peut se poser qu’une question : qu’est-ce qui motive cette amitié spontanée? À première vue, on serait tenter de croire que Lily se rapproche de Nina uniquement pour la faire basculer dans la débauche et lui voler sa place comme tête d’affiche. Du moins, c’est ce que j’ai lu dans les critiques improvisées que j’ai visité il y a quelques minutes.
Zut, c'est précisément ici que j'ai envie de vous raconter la fin...
jeudi 23 décembre 2010
Je vais bientôt faire une overdose de César, calissssssssssse
Hier, j'étais tout bonnement au Canadian Tire (entrain de profiter des spéciaux du temps des fêtes et de la carte cadeau que m'a donné la compagnie pour laquelle je travaille) à acheter les cadeaux de Noel de mon chien et mes chats: un énorme coussin pour le cabot, un genre de cerceau en toile du type "cachette idéale" pour les chats. Derrière moi, une dame d'un certain âge (en fait, un véritable fossile) qui attend pour payer la machine à coudre (la dernière!!) qui se tient dans son panier.
Elle: Ouin, y'a un pitou qui va se faire gâter pour Noel!
Moi: Ouaip! Et les chats aussi!
Elle: Je n'ai pas de chien, mais j'écoute César à toutes les semaines!
* Deux fils qui se touchent dans ma tête.
Moi: Ah.
Elle: Je pogne pleins de truc pour que si (oui, je sais, probleme syntaxique mais c'est une citation) j'ai un chien, je sache quoissé faire!
Moi: Je n'utilise ni n'approuve pas les méthodes de César.
Elle: *Phrase quelconque qui signifiait que c'est une somité.
Moi: Personnellement,je ne ressens pas le besoin de grogner au dessus de mon assiette alors que mon chien m'écoute bien et que je partage une belle complicité avec celui-ci.
Elle: Mais ce qu'il dit, c'est vrai!
Moi: En fait, le rapprochement entre le chien domestique et le loup n'a jamais été prouvé génétiquement parlant.
Elle: Ben c'est quelque chose que tout le monde sait, voyons! Le chien vient du loup!
Moi: Selon les ethnologues, ce n'est pas si simple.
Elle: Oui, mais CÉsar n'est pas là pour faire le procès de la science!
Moi: En effet car ce n'est qu'un imbécile agile devant une caméra qui a rapidement compris qu'en maternisant les chiens comme les nord américains le fond, ça rend un animal complètement débile. Donc non, ce n'est pas prouvé que le chien vient du loup, allez voir les recherches fait du côté de Jean Lessard.
Elle: En tout cas, moi César...
Moi: Joyeux temps des fêtes Madame. Surtout, ne vous achetez pas de chien.
J'ai payé mes achats et je suis rentrée, de mauvaise humeur. La prochaine fois, je m'achèterai un mega strap on avec des lumieres qu flashent quand j'ai un orgasme histoire que personne n'ose me parler de mes achats dans la file d'attente.
Elle: Ouin, y'a un pitou qui va se faire gâter pour Noel!
Moi: Ouaip! Et les chats aussi!
Elle: Je n'ai pas de chien, mais j'écoute César à toutes les semaines!
* Deux fils qui se touchent dans ma tête.
Moi: Ah.
Elle: Je pogne pleins de truc pour que si (oui, je sais, probleme syntaxique mais c'est une citation) j'ai un chien, je sache quoissé faire!
Moi: Je n'utilise ni n'approuve pas les méthodes de César.
Elle: *Phrase quelconque qui signifiait que c'est une somité.
Moi: Personnellement,je ne ressens pas le besoin de grogner au dessus de mon assiette alors que mon chien m'écoute bien et que je partage une belle complicité avec celui-ci.
Elle: Mais ce qu'il dit, c'est vrai!
Moi: En fait, le rapprochement entre le chien domestique et le loup n'a jamais été prouvé génétiquement parlant.
Elle: Ben c'est quelque chose que tout le monde sait, voyons! Le chien vient du loup!
Moi: Selon les ethnologues, ce n'est pas si simple.
Elle: Oui, mais CÉsar n'est pas là pour faire le procès de la science!
Moi: En effet car ce n'est qu'un imbécile agile devant une caméra qui a rapidement compris qu'en maternisant les chiens comme les nord américains le fond, ça rend un animal complètement débile. Donc non, ce n'est pas prouvé que le chien vient du loup, allez voir les recherches fait du côté de Jean Lessard.
Elle: En tout cas, moi César...
Moi: Joyeux temps des fêtes Madame. Surtout, ne vous achetez pas de chien.
J'ai payé mes achats et je suis rentrée, de mauvaise humeur. La prochaine fois, je m'achèterai un mega strap on avec des lumieres qu flashent quand j'ai un orgasme histoire que personne n'ose me parler de mes achats dans la file d'attente.
vendredi 17 décembre 2010
Histoire de shop, partie 1
Alors voilà, je sais que je délaisse récemment mon espace cybernétique au profit du brulâge de métal dans le but de fabriquer des camions citernes qui contiendront des matières sèches (et, à mon grand malheur, parait qu'un camion de 2600 pieds cube transporte rarement de la cocaine en vrac... *soupire).
Première journée, il est environ 6h50 du matin et mon chef d'équipe me fait faire rapidement le tour des installations dans le but de me trouve un masque à gaz. Je remarque que, sur un des coffres à outils, il y a des photos de gars nus.
Moi: (Sur un ton de blague) Ce doit être le coffre de la seule fille de la shop?
Lui: Non, c'est a "X". C'est lui qui fait l'entretient mécanique. Il se fait passer pour une tapette, mais c'est juste des jokes. Icitte, y'a pas de tapettes.
Moi: Ah oui? Vraiiiiment?
Première journée, il est environ 6h50 du matin et mon chef d'équipe me fait faire rapidement le tour des installations dans le but de me trouve un masque à gaz. Je remarque que, sur un des coffres à outils, il y a des photos de gars nus.
Moi: (Sur un ton de blague) Ce doit être le coffre de la seule fille de la shop?
Lui: Non, c'est a "X". C'est lui qui fait l'entretient mécanique. Il se fait passer pour une tapette, mais c'est juste des jokes. Icitte, y'a pas de tapettes.
Moi: Ah oui? Vraiiiiment?
dimanche 7 novembre 2010
Le phénomène César Millan
L’accès à l’information est désormais illimitée grâce aux télécommunications. Ce matin, vous ne vous sentez pas très bien alors vous ouvrez l’ordinateur de la maison, tapez une liste de symptômes sur Google qui vous pond aussitôt un diagnostique. Vous vous rendez à l’hôpital avec une copie imprimée des informations que vous avez trouvé. Une fois dans le bureau du médecin, vous exigez certains tests après avoir pris soins de poser vous-même un diagnostique. Exaspéré, le médecin vous les prescrit et lorsque les résultats confirment que vous vous étiez trompé, vous exigez un autre médecin, plus compétent s’il vous plait. Google ne peut pas se tromper.
Bien que la situation exposée précédemment soit exagérée, c’est sensiblement ce qui est entrain de se produire ave le phénomène César. J’ai un chien d’un peu plus de 75 livres n’a jamais connu d’altercation avec ses semblables, se laisse maltraiter par le vieux matou grincheux de la maison sans riposter, m’accompagne régulièrement au travail au grand plaisir des clients qui le trouve si adorable et qui branle la queue lorsque son vétérinaire le vaccine. Je m’avancerais même à dire que j’ai une certaine complicité avec cette bestiole qui couche sa tête sur mes genoux quand je pleure, qui m’accueille quand je rentre à la maison, avec qui je joue. Alors pourquoi est-ce que, lorsque je suis chez moi, mes invités me reprochent de le laisser monter sur MON divan car la relation hiérarchique pourrait être compromise? Pourquoi est-ce que je devrais manger en premier et lui imposer le parfum de la cuisson alors qu’il n’a pas mangé depuis 10 heures? Ah, oui, j’oubliais... Parce que c’est ce que dit César!
L’endroit le plus incroyable pour subir ces commentaires est, sans contredit, l’air d’exercice pour chiens. Depuis que l’émission de César est portée à l’écran, j’ai cessé de les fréquenter : « je ne veux pas me mêler de ce qui ne me regarde pas, mais César dit que vous ne devriez pas… » et à ce moment je me tourne et m’en vais. C’est une vingtaine de nouveaux spécialistes formés scientifiquement devant la téléréalité à raison d’une heure semaine qui prêchent la bonne nouvelle. Ils ont désormais une opinion sur tout. Et même s’il s’agit d’un problème de santé, leur chien a déjà eu ce problème et ils ont sauvé au moins 1 000$ de frais vétérinaires en faisant [bla… bla… bla…] Après tout, les vétérinaires ne sont que des spécialistes en extorquassions qui jouent sans remords avec les sentiments des propriétaires d’animaux domestiques. Ils n’ont pas réellement guérit votre chien du parvovirus, ils vous ont fait croire que votre chien était malade alors qu’au fond…
Lorsque je lis « Ils [les vétérinaires] ont sûrement de bonnes intentions, mais leur spécialité, c'est le physique, pas le comportement», je ne peux poser qu’une seule question : avez-vous pris la peine de lire le communiquer à ce sujet ou votre affirmation repose-t-elle sur votre « gros bon sens »? Lorsqu’une affirmation repose sur trente ans d’études, qu’elle est soutenue par des médecins vétérinaires spécialistes en comportement canin ainsi que des éthologues canins, le degré de fiabilité des sources semble difficile à contester. Et si nous le comparons à l’homme qui parle au chien ayant fait « l’école de la rue » au Mexique, laquelle de ces sources semble la plus crédible?
Voilà maintenant que les tribunes discréditent les médecins vétérinaires, les taxant de jalousie envers le « dresseur », allant même jusqu’à prétendre que ces professionnels ne sont là uniquement que pour faire de l’argent. J’ai lu un commentaire sur le blog de M. Mongrain allant jusqu’à affirmer que « les vétérinaires ne connaissent rien en alimentation et en éducation des chiens. » Cette même personne poursuivait en affirmant que de consulter car un chien urine dans la maison afin d’exclure les raisons médicales de ce problème ne faisait que confirmer à quel point les vétérinaires souhaitent s’enrichir au dépend des propriétaires. Je n’aime pas l’idée de laisser un animal souffrir d’un problème urinaire simplement parce que son maître est complètement abruti par une série télé, mais c’est une opinion personnelle. Pour ce qui est de son commentaire concernant l’alimentation, je me contenterai simplement d’informer madame que les diètes vétérinaires existent depuis plus de soixante ans, qu’elles sont toujours l’objet d’une étude érudite et qu’elles ont fait leurs preuves.
Les gens achètent souvent leurs chiens selon l’apparence physique de celui-ci et non selon le caractère de la race. C’est ainsi qu’au quinzième étage d’un édifice de condos se ramasse un jack russel qui ne demande rien d’autre que de chasser les lapins. Durant les neufs heures que son maître est au travail, il est dans sa cage pour éviter qu’il ne fasse des bêtises. Lorsque le maître reviens, épuisé de sa journée, il doit rester calme et couché jusqu’à ce que ce soit l’heure de dormir où il retourne dans sa cage. On lui fait faire ses besoins sur des pads d’entrainement car c’est plus simple et, de toute façon, il est beaucoup trop petit pour aller dehors. Durant les premiers mois où le maître l’a acquis, il lui a enseigné « assis, couché, donne la patte » et depuis, on lui répète ces mêmes commandements sans plus jamais stimuler son intellect d’une quelconque façon. Il reçoit une caresse sur la tête en même temps que son repas. Deux fois par semaine, il prend une marche avec un inconnu payé pour le faire.Vers l’âge de deux ans, à bout de nerfs, les propriétaires l’apportent dans un refuge parce que les voisins ont porté plainte contre lui : trop de jappements. C’est le chien ou le condo, vous n’aviez pas le choix.
Si seulement le maître de toutou avait connu César avant, il n’en aurait pas été ainsi. Il ne faut qu’une intelligence des plus limitées pour ne pas savoir et comprendre qu’un chien a besoin d’exercice physique et de stimulation intellectuelle! A-t-on réellement besoin de grogner au dessus de son repas pour monter à son animal à quel point nous sommes alpha? Un chien ne peut-il pas être encadré, stimulé et entrainé sans pour autant être dominé? Mais qui suis-je pour affirmer cela, après tout je ne passe pas à la télévision…! A tout ceux qui raportent que César a sauvé la vie de leur chien : payez-vous donc une thérapie plutôt qu’un câblodistributeur.
Bien que la situation exposée précédemment soit exagérée, c’est sensiblement ce qui est entrain de se produire ave le phénomène César. J’ai un chien d’un peu plus de 75 livres n’a jamais connu d’altercation avec ses semblables, se laisse maltraiter par le vieux matou grincheux de la maison sans riposter, m’accompagne régulièrement au travail au grand plaisir des clients qui le trouve si adorable et qui branle la queue lorsque son vétérinaire le vaccine. Je m’avancerais même à dire que j’ai une certaine complicité avec cette bestiole qui couche sa tête sur mes genoux quand je pleure, qui m’accueille quand je rentre à la maison, avec qui je joue. Alors pourquoi est-ce que, lorsque je suis chez moi, mes invités me reprochent de le laisser monter sur MON divan car la relation hiérarchique pourrait être compromise? Pourquoi est-ce que je devrais manger en premier et lui imposer le parfum de la cuisson alors qu’il n’a pas mangé depuis 10 heures? Ah, oui, j’oubliais... Parce que c’est ce que dit César!
L’endroit le plus incroyable pour subir ces commentaires est, sans contredit, l’air d’exercice pour chiens. Depuis que l’émission de César est portée à l’écran, j’ai cessé de les fréquenter : « je ne veux pas me mêler de ce qui ne me regarde pas, mais César dit que vous ne devriez pas… » et à ce moment je me tourne et m’en vais. C’est une vingtaine de nouveaux spécialistes formés scientifiquement devant la téléréalité à raison d’une heure semaine qui prêchent la bonne nouvelle. Ils ont désormais une opinion sur tout. Et même s’il s’agit d’un problème de santé, leur chien a déjà eu ce problème et ils ont sauvé au moins 1 000$ de frais vétérinaires en faisant [bla… bla… bla…] Après tout, les vétérinaires ne sont que des spécialistes en extorquassions qui jouent sans remords avec les sentiments des propriétaires d’animaux domestiques. Ils n’ont pas réellement guérit votre chien du parvovirus, ils vous ont fait croire que votre chien était malade alors qu’au fond…
Lorsque je lis « Ils [les vétérinaires] ont sûrement de bonnes intentions, mais leur spécialité, c'est le physique, pas le comportement», je ne peux poser qu’une seule question : avez-vous pris la peine de lire le communiquer à ce sujet ou votre affirmation repose-t-elle sur votre « gros bon sens »? Lorsqu’une affirmation repose sur trente ans d’études, qu’elle est soutenue par des médecins vétérinaires spécialistes en comportement canin ainsi que des éthologues canins, le degré de fiabilité des sources semble difficile à contester. Et si nous le comparons à l’homme qui parle au chien ayant fait « l’école de la rue » au Mexique, laquelle de ces sources semble la plus crédible?
Voilà maintenant que les tribunes discréditent les médecins vétérinaires, les taxant de jalousie envers le « dresseur », allant même jusqu’à prétendre que ces professionnels ne sont là uniquement que pour faire de l’argent. J’ai lu un commentaire sur le blog de M. Mongrain allant jusqu’à affirmer que « les vétérinaires ne connaissent rien en alimentation et en éducation des chiens. » Cette même personne poursuivait en affirmant que de consulter car un chien urine dans la maison afin d’exclure les raisons médicales de ce problème ne faisait que confirmer à quel point les vétérinaires souhaitent s’enrichir au dépend des propriétaires. Je n’aime pas l’idée de laisser un animal souffrir d’un problème urinaire simplement parce que son maître est complètement abruti par une série télé, mais c’est une opinion personnelle. Pour ce qui est de son commentaire concernant l’alimentation, je me contenterai simplement d’informer madame que les diètes vétérinaires existent depuis plus de soixante ans, qu’elles sont toujours l’objet d’une étude érudite et qu’elles ont fait leurs preuves.
Les gens achètent souvent leurs chiens selon l’apparence physique de celui-ci et non selon le caractère de la race. C’est ainsi qu’au quinzième étage d’un édifice de condos se ramasse un jack russel qui ne demande rien d’autre que de chasser les lapins. Durant les neufs heures que son maître est au travail, il est dans sa cage pour éviter qu’il ne fasse des bêtises. Lorsque le maître reviens, épuisé de sa journée, il doit rester calme et couché jusqu’à ce que ce soit l’heure de dormir où il retourne dans sa cage. On lui fait faire ses besoins sur des pads d’entrainement car c’est plus simple et, de toute façon, il est beaucoup trop petit pour aller dehors. Durant les premiers mois où le maître l’a acquis, il lui a enseigné « assis, couché, donne la patte » et depuis, on lui répète ces mêmes commandements sans plus jamais stimuler son intellect d’une quelconque façon. Il reçoit une caresse sur la tête en même temps que son repas. Deux fois par semaine, il prend une marche avec un inconnu payé pour le faire.Vers l’âge de deux ans, à bout de nerfs, les propriétaires l’apportent dans un refuge parce que les voisins ont porté plainte contre lui : trop de jappements. C’est le chien ou le condo, vous n’aviez pas le choix.
Si seulement le maître de toutou avait connu César avant, il n’en aurait pas été ainsi. Il ne faut qu’une intelligence des plus limitées pour ne pas savoir et comprendre qu’un chien a besoin d’exercice physique et de stimulation intellectuelle! A-t-on réellement besoin de grogner au dessus de son repas pour monter à son animal à quel point nous sommes alpha? Un chien ne peut-il pas être encadré, stimulé et entrainé sans pour autant être dominé? Mais qui suis-je pour affirmer cela, après tout je ne passe pas à la télévision…! A tout ceux qui raportent que César a sauvé la vie de leur chien : payez-vous donc une thérapie plutôt qu’un câblodistributeur.
samedi 6 novembre 2010
une pince au bout des bras
Aujourd’hui, j’ai tué cinq chiens et sept chats. À onze reprises, mes mains ont effectué le même mouvement : entre le pouce et l’index, sortir la seringue de son emballage, puis retirer le capuchon qui recouvre l’aiguille avant de la plonger dans un liquide jaunâtre. Avec le petit doigt, faire descendre le piston et laisser le liquide jaune monter dans le tube gradué. Poser la seringue sur le comptoir et, avec un léger mouvement vers le haut, déclencher le mécanisme de la porte retenant le gros chat roux prisonnier. Écrasé au fond de sa cage, les oreilles en arrière, il crachait et donnait des coups de pattes auxquelles un propriétaire bienveillant avait fait amputer chacune des phalanges. J’ai plongé mes bras dans la cage : la main gauche est venu le saisir au cou, juste derrière les mâchoires et la main droite l’a écrasé contre le fond glacé de sa prison. Il s’est débattu. J’ai gagné. Il avait la tête écrasée contre le comptoir tandis que je passais mon index le long de sa colonne pour trouver un muscle. J’ai enfoncé mon aiguille juste au dessus de mon doigt. J’ai laissé descendre dans son muscle mon cocktail médicamenteux en pressant le piston du pouce droit. Il se débattait pour se sauver d’une sensation de brûlure provoquée par la Kétamine. Ma main droite est revenue le chercher à la base du cou et d’une seule main je l’ai remis dans sa cage dont j’ai poussé la grille du coude gauche.
Je lui laissais cinq minutes avant de le terminer : le temps que son médicament fasse effet, le temps qu’il ne se rende plus compte que j’allais lui injecter un barbiturique dans les veines pour faire arrêter son cœur de battre. Cinq minutes pour qu’il ne réalise plus qu’il pourrait m’expédier à l’hôpital en choc septique, les mains suintantes de bactéries buccales tentant inutilement de survivre à une histoire signée et payée à la réception il y a plusieurs minutes. Cinq minutes pour qu’il ne réalise jamais ce qui nous différencie, lui terrorisé au fond de sa cage et moi, blasée de mon travail comme un nazis à l’entrée d’une chambre à gaz : moi, j’ai des mains qui peuvent servire de pince lorsque j’approche le pouce et l’index l’un de l’autre.
***
C'est ce qui passe dans la tête des gens lorsqu'ils tuent les animaux que vous aportez dans des cliniques et que vous refusez d'assister a leurs morts, trop sensibles que vous êtes pour être confortables avec vos consciences d'euthanasier des animaux en parfaite santée parce que vous déménagez.
Si ce que j'écris sur mon Facebook se ramsse dans le bureau de mes boss, j'ose au moins espérer que je peux envoyer se faire foutre qui je veux sur mon blog! Mon blog anonyme, précisons-le!
Je lui laissais cinq minutes avant de le terminer : le temps que son médicament fasse effet, le temps qu’il ne se rende plus compte que j’allais lui injecter un barbiturique dans les veines pour faire arrêter son cœur de battre. Cinq minutes pour qu’il ne réalise plus qu’il pourrait m’expédier à l’hôpital en choc septique, les mains suintantes de bactéries buccales tentant inutilement de survivre à une histoire signée et payée à la réception il y a plusieurs minutes. Cinq minutes pour qu’il ne réalise jamais ce qui nous différencie, lui terrorisé au fond de sa cage et moi, blasée de mon travail comme un nazis à l’entrée d’une chambre à gaz : moi, j’ai des mains qui peuvent servire de pince lorsque j’approche le pouce et l’index l’un de l’autre.
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C'est ce qui passe dans la tête des gens lorsqu'ils tuent les animaux que vous aportez dans des cliniques et que vous refusez d'assister a leurs morts, trop sensibles que vous êtes pour être confortables avec vos consciences d'euthanasier des animaux en parfaite santée parce que vous déménagez.
Si ce que j'écris sur mon Facebook se ramsse dans le bureau de mes boss, j'ose au moins espérer que je peux envoyer se faire foutre qui je veux sur mon blog! Mon blog anonyme, précisons-le!
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