lundi 10 mai 2010

un fou

Il y a quelques mois,un nouveau à intégrer notre groupe à l'école. Nous sommes, selon moi, un groupe quand même ouvert et relativement cool. À plusieurs occasion nous l'Avons invité à manger avec nous, mais il a toujours refusé. Dans les cours théoriques, il était une vraie plaie, dérangeant et posant questions stupides une après l'autre. DAns l'atelier, il était carrément un danger publique. Lorsque nous essayions de discuter avec lui, il nous envoyait paître, courrait au bureau de la directrice quand même les professeurs lui disait qu'il avait tord. Bref, vous voyez tout de suite le portrait type du gars qui coure à sa propre perte.

Aujourd'hui, il est arrivé en retard au cours. Il devait reprendre un module avec le groupe de jour. Le prof n'a pas voulu le laisser rentrer dans le local, c'est le règlement. Alors, il a fait une crise. Il s'est mis à crier, à taper du pied. Dans le local il a saisit un marteau, s'est mis à frapper un peu partout. Il a essayé de briser une fenêtre. Le concierge a voulu s'interposer, le gars du cours l'a menacer de le tuer. À la fin de l'histoire, le mec était en bedaine, en face de l'école à vouloir se battre avec tout le monde. Trois voitures de polices sont arrivées et l'ont embarqué.

Il n'a pas fallu beaucoup de temps pour que nous soyions mis au courant, une fois arrivé à l'école à 15h30. Lorsque nous avons finalement posé la question qui nous brûlait les lèvres "va-t-il réintégrer le groupe" nous avons reçu une réponse évasive: "ce n'est pas les profs qui décident, c'est l'administration". Maintenant, il faut savoir si l'administration (bien en sécurité dans leurs bureaux barrés à l'autre bout de l'école) préfère la rentré d'argent qu'occasionne un élève sur leurs bancs d'école à la sécurité des autres élèves...

Histoire à suivre...
Je te délaisse, mon blog, dernièrement...

mardi 27 avril 2010

écrire le bonheur, est-ce encore possible?

Aujourd'hui, j'ai eu une journée de merde. Vraiment. Je me suis levée, et une tempête de neige me tombait sur la tête, en cette fin de mois d'avril. Je sais, selon le proverbe, mieux vaut ne pas se découvrir d'un fil, mais malgré tout, j'aime porter des camisoles et changer un tant soit peu de couleur. Ainsi, ma journée commençait des plus mal. Envoie les chiens dehors qui reviennent les pattes couvertes de bouettes. Rien pour agrémenter ma joie de vivre.

Plusieurs heures passent et, soudainement, il est temps de me rendre à l'école. Aucun doute que je ne prendrais pas mes roller aujourd'hui. Cherche mon porte-feuille pour me rendre compte que je l'ai encore une fois perdue (c'est à se demander où aie-je la tête ces dernières semaines.. On dirait que je me découvre un étrange déficite d'attention). Je trouve un moyen de me rendre à l'école et, en arrivant, nous apprenons que le prof n'est pas là. Attendons 2 heures un remplacant dans la café, la soirée ne va pas bien, les machines font chier, etc etc... Bref, nous comprenons tout de suite que le lecteur vit, en ce moment même, une satisfaction. Par procuration, il vit la journée de merde que je viens de vivre et se sens aussitôt plus heureux de sa condition.

Vers 17 heures, comme le prof de remplacement n'est toujours pas arrivé, j'appelle la cause de mon déficite d'attention histoire de savoir si, par hasard, elle aurait envie que l'on soupe ensemble. Moment de joie. Alors, c'est à ce moment que le lecteur décroche, car le bonheur c'est un peu ringard par les temps qui courent. De fil en aiguille, on jase de tout et de rien, finalement le prof arrive (bande d'avares, vous êtes contents que mes plans aient tombés à l'eau, avouez!).

***

Aujourd'hui, j'ai lu un livre d'Alessandro Baricco que j'ai adoré. C'était mon coup de coeur du jour. Nous nous sommes mises à discuter de l'éventuelle possibilité de traiter du bonheur via une oeuvre littéraire et ce, sans être dans le cliché le plus absurde. Est-ce que le bonheur est toujours "in"? En fait, je crois qu'il ne l'a jamais été.

Sur ce, je vais aller dormir un brin car j'ai rendez-vous pour une visite de l'exposition de Diane Dufresne demain matin. Je continuerai donc de vous entretenir de mon actuelle interrogation demain soir: est-il possible de parler du bonheur sans être complètement cliché, quétaine ou vulgaire?

Oui, d'accord, j'ai dit vulgaire. Je dis vulgaire, car lorsque je songe au bonheur, je pense à la fontaine de jouvance de ses lèvres contre ma bouche, de sa respiration saccadée et des tremblements de son corps contre mes mains. De sa respiration rapide contre la peau de mon cou, de mes dents qui se referment contre son cou. De mon nez qui remonte la courbe de ses hanches pour s'abreuver de son parfum.

Je dis vulgaire, car je n'arrive pas à dire beau. "L'étrange est la forme que prend le beau lorsque le beau est impossible." (A. Volodine). Oui, tout ça est étrange. Je ne pourrais pas dire vulgaire si je parlais d'elle. Mais je pourrais, sans doute, parler d'étrangeté, et peut-être, éventuellement, de bonheur. Mais comme les lecteurs ne parviennent toujours pas à faire la part des choses entre le littéraire et la réalité, entre Je et Je qui est un autre, je m'arrêterai sur ces mots de vous abreuver de la fontaine suave de vos désirs les plus inespérés.

Est-ce que je parlais de toi? Heum... Je ne sais pas qui me lit, au fond...

mardi 13 avril 2010

Spécial bonheur, troisième partie

PArait-il que mon dernier texte était trop hermétique pour les gens que travaillant pas dans le domaine vétérinaire, que les stéréotypes n'étaient pas poussés à leur paroxysmes, qu'il fallait beaucoup d'alcool et un état d'esprit particulier pour le comprendre dans toute sa complexité. Alors, voici mon expérimentation expérimentative sur la zoothérapie et le bonheur en vrac, prise 2.

Ce matin là, c'est le printemps. Les tulipes commencent à pointer leurs nez d'une façon tout à fait arrogante au soleil qui leur cogne dessus sans relâche. Le printemps, vous savez ce que ça fait. Ce n'est pas innocent si Pâques est symbolisé par des lapins qui ont une faculté de reproduction plutôt impressionnante. Le printemps, ça donne envie de s'envoyer en l'air, de se reproduire, de jouir, et de se saouler sur les terrasses. Se saouler sur les terrasses, mais pas trop, autrement ça deviendrait dangereux de baiser des grosses, et ça, il ne le faut pas. Ça donne des maux de dos, parait-il.

Voilà donc, c'est le printemps et je m'envoies en l'air comme un chaud lapin depuis que le mercure à grimpé au dessus du point de congélation. Mais malgré tout, il y avait un vide, un immense vide affectif dans ma vie. *Verse une larme.

Comme je l'ai déjà dit dans un billet précédemment, j'habite dans un quartier plutôt mal famé, mais quartier que j'adore. Outre qu'il faut éviter les gogounes (des seringues traînent partout), qu'après 11 heures le soir mieux vaut éviter de sortir et que même mon chien a peur d'aller dans la cours la nuit, c'est un quartier chaleureux et très conviviale. On peut l'observer principalement chez les amis les animaux qui habitent dans ma cours. À Montréal, nous avons une coutume plutôt étrange. Le premier juillet, nous déménageons, tous. Nous jettons nos vieux divans et nos vieux chats. Ce n'est pas entièrement notre faute, mais il faut bien agencer les chats avec les divans, autrement nous serions beaucoup moins cool et ne pourrions pas nous moquer autant du 450.

Récemment, nous avons vue l'explosion d'un retour aux sources. Sans doute, ce phénomène est-il attribuable à la chanson de Mes Aïeux:

"arrière-arrière-grand-mère, elle a eu quatorze enfants
ton arrière-grand-mère en a eu quasiment autant
Et pi ta grand-mère en a eu trois c'tait suffisant
pis ta mère en voulait pas, toi t'étais un accident

Et pi toé ma p'tite fille, tu changes de partenaires tout l'temps
Quand tu fais des conn'ries, tu t'en sauves en avortant
Mais y'a des matins, tu te réveilles en pleurant
Quand tu rêves la nuit d'une grande table entourées d'enfants"

Bref, le conditionnement à la mode néo-hippie qui envahie présentement notre ville pousse les gens à accoucher auprès de sages-femmes, à utiliser l'homéopathie plutôt que la chirurgie, à se faire des tisanes plutot que de la chimio... Et à ne plus stériliser leurs animaux, car ce n'est pas naturel. Le retour à la terre, vous savez? Ce n'est pas innocent si Harper a été élu, on commence à s'ennuyer de Duplessi! Bon, je vous passe mon analyse du retour au religieux post 11 septembre, pour en venir au but. De toute façon, cet article est supposé d'expérimenter le bonheur alors on ne va pas commencer à parler de politique ou de sociologie. Si on en parle pas, c'est que ça n'existe pas. Où en étais-je. Ah oui, la surpopulation féline dans ma cours arriere du à l'imbécilité humaine qui se refuse à stéréliser les animaux et qui les foutent à la porte le premier juillet venu.

Ainsi soit-il, je suis parvenue à faire l'arbre généalogique de mes voisins, sans clôture. Les progénitures fécondaient leurs génitrices, cousins, cousines se reproduisaient allègrement entre eux, frères et soeurs également. Ils se transmettaient les gênes et les maladies, c'était beau de voir un lien familial si fort.

Je me suis dit qu'à défaut d'avoir une famille proche, je pourrais en construire une par procuration grâce aux animaux domestiques... Et comme l'effet de la zoothérapie était éprouvée, je faisais 2 pierres 1 coup pour moi, et mes lecteurs. Je me suis donc aventurée dans mon arrière cours. Des relans d'odeur d'amoniaque émanaient de partout. Mes vêtements en étaient imbibés tellement un dôme de vapeur d'urine de matoux s'était formé au dessus de ma cours. Je me suis penchée, et j'ai cueuilli un chat. Il s'agençait si bien avec les couleurs de mon appartement que j'ai tout de suite eu le coup de foudre. Un beau gros roux, bien dodu. Exactement tout ce que je n'aime pas chez un humain, gros et roux. (désolé Mélissa, ça faisait longtemps que j'avais pas pluggué un pré-jugé anti-roux sur mon blog).

vendredi 9 avril 2010

Spécial bonheur, deuxieme partie

http://lecerveau.mcgill.ca/flash/d/d_08/d_08_m/d_08_m_dep/d_08_m_dep.html

Il faisait encore noir lorsque mon cadran a sonné. J'avais mal à la tête, comme tous les matins de ma vie de célibataire. Il faisait encore noir lorsque je me suis levée pour expérimenter sur 24 heures les bienfaits de la sérotonines. J'avais déjà sélectionné quelques moyens d'en avoir un peu plus dans mon corps.

1. Le sport
2. Le sexe (qui est une forme de sport que je ne pratique pas avec des grosses)
3. Les médicaments (antidépresseurs)
4. L'Exctacy

COmme je disais, je suis célibataire. Alors je ne pouvais pas expérimenter les effets de la sérotonine post-orgasmique aussi facilement que je le voudrais. En fiat oui, mais les histoires de masturbations sont moins appréciées que les trips de cul lesbiens par mon lectorat masculin. Alors, je devrai me rabatre sur le sport. Je disais donc qu'il faisait encore noir lorsque je me suis levée ce matin pour tenter de tester un max de théorie contemporaine sur "L'art du bonheur". Je me suis glissée dans mes pantalons de jogging et j'ai enfilé un "whities". J'avais le look gouine sportive par excelence. DEhors, le temps était incertain. Il faisait gris, la pression atmosphérique débordait comme les caillots de mon nez un lendemain de party. Bref: il mouillait à siot. Ou il tombait des cordes, choisissez l'expression que vous voulez tout dépendant le continent où vous habitez.

J'ai enfilé mes souliers de courses, préparé mon sac, et je me suis diriger tranquillement vers mon premier cours de "aqua-totounes". Mon premier, et mon dernier cours d'aqua-totoune. Je mets le pied dans le vestiaire. Un silence de mort qui règne. Pourtant, toutes ces femmes ne peuvent pas avoir un mal de crâne plus insuportable que le mien, non, c'est impossible. Je ne regarde pas trop autour de moi tandis qu'elles enfilent leurs wet soot fleuris. Ah non, il s'agit de véritable maillot de bain. Il y a tant de peau qui dépasse lorsque ces maillots sont enfilés... J'aurais pu me faire une nape pour la table de cuisine avec un seul bonet de la femme sur ma gauche. *frisson dans le dos

J'arrive au bord de la piscine, j'envoie valser mes tites gogounes roses et je plonge. *Bruit strident de sifflet. FOUIIIIIiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii!!!!!!!!! "Premier avertissement!!"

Je secoue le motom de dreadz chloré qui surplombe ma tête d'un air incrédule.

FOuiiiiiiiiiiiiiiiiiii!!!!!!!!!!!!
- Votre bonet de bain!! Où est votre bonet de bain??!!!

* Je regarde la life gard d'un air incrédule
- J'étais sur le point de me noyer tellement mes cheveux sont pesant, vous auriez pu me faire le bouche a bouche mais non vous préférez m'engueuler. Vous avez deja vue des casques de bain suffisament grand pour contenir tout ces cheveux? On appelle ca un parachute calvaire pis j'en ai pas trouvé chez sport expert!

** Je vois la complète abscence d'activité cérébrale dans les yeux de ces blondasses... Aux jambes magnifiques.. Aux cheveux blonds.. A la poitrine arrondies... Aux courbes parfaites... Je... La déteste! OUais, même chez les gouines il y a une continuelle rivalité féminine!

Un tsunami est soudainement provoqué lorsque toutes les totounes embarquent dans la piscine. L'entraineur enfonce le piton "play" sur son vieux tape cassette. Un frisson m'envahie. J'ai l'impression d'être dans un vieux clip de village people, les gens cool en moins.

Alors à 3... 1...2 ..3... Et on s'est mise à sauter dans l'eau comme une bande d'otaries échouées. C'était beau à voir. Mais je n'en retirais aucun plaisir. En regardant la femme sur ma droite, je mesuis demandé comment il était possible de transpirer dans une piscine. Je n'y comprenait rien. Je chantais plus fort que le tape cassette: "THey call you Mister personality because you're so uglyyyyyyy". Lorsque j'ai remarqué que je fixais la femme en diagonale de moi qui, visiblement, n'Avait pas assez de souffle pour chanter, je me suis dit que j'avais un don incroyable pour me faire des ami.e.s.

Je suis sortie de la piscine, je n'avais même pas l'impression d'avoir fait un effort physique. La possibilité de sécréter de la sérotonine était donc nul. Cette activité s'était annulée d'elle-même dans l'éventuelle possibilité d'expérimenter les bienfaits de la sérotonine.

Je suis rentrée chez moi prendre une douche et attendre l'éventuelle possibilité d'expérimenter la sérotonine post-orgasmique.

À suivre...

jeudi 8 avril 2010

Spécial bonheur, deuxieme partie

"Un p'tit feu pour démarrer,
Une caresse pour décoller.
Si tu veux te réchauffer,
Faut savoir bien béguiner.

C'est bon pour le moral,
C'est bon pour le moral,
C'est bon pour le moral,
C'est bon pour le moral"

Tout le monde connaît la compagnie chréole. Cette chanson "C'est bon pour le moral" ne me rend, personnellement, pas heureuse.

Danser, oui, danser me rend heureuse. J'aime aller au Latulipe avec mes ami.e.s et danser jusqu'au last call, deux bière en arrivant et après juste de l'eau, pour danser encore plus et gueuler touch me à tue tête!

Danser, qu'est-ce que danser m'apporte. De la sérotonine. Des tonnes de sérotonines. Demain, je vais expérimenter la sérotonines pour vous.

Spécial bonheur

De manière générale, et un peu chiante pour les autres sans doute, je crois que je me considère comme étant quelqu'un de fondamentalement heureuse. Certes, j'ai mes sautes d'humeurs, mes tourments existentiels et tout ça, mais fondamentalement je crois que je suis heureuse.

Il est bien certain que mes parents auraient pu se forcer et me donner une meilleure génétique: de plus gros seins, moins de ventre, pas de lunette et une dentition parfaite sans les bons soins de mon orthodontiste. Malgré tout, l'ensemble n'est pas trop pénible à regarder.
J'ai un réseau social bien nanti, et des ami.e.s géniaux toujours là pour me sortir du pétrin quand je les appelles a 4 heures du matin pour venir chercher mon chien parce que je me fais embarquer par la police ou pour venir me chercher à l'autre bout de la ville parce que le chum de ma dernière conquête vient de nous surprendre et qu'il n'est vraiment pas heureux et que je dois lever le camps sur le champs même. J'ai un coloc plutôt cool avec qui je m'entends bien, un chien et 2 chats vraiment géniaux et même mon poisson bêta est cool.
Je suis plus scolarisé qu'une bonne partie de la population et en prime, désormais que j'essaie de me faire croire que je suis manuelle, je suis rendue apte à la survie: je sais fabriquer tout plein de choses avec du métal fondu. Parfois, c'est vrai, je me demande pourquoi je fais ce cours et je me rappelle alors qu'il me permettra de voyager dans quelques mois et ça me remet le sourire aux lèvres. Bref, le lecteur qui lance les choses contre les murs de son salon doit présentement être entrain d'envier ma vie de rêve.

La clef du miracle? Le postmodernisme. Devenir un être vide et séducteur. Malgré tout, ce n'est pas ce que prétendent tous les livres de psycho-pop en vente dans le rayon à rabais de chez Jean-Coutu. Personnellement, je considère que Lipovetski fait beaucoup plus de sens que l'émission télé de Chantal Lacroix. Alors pour vous, lecteurs, je vais expérimenter les capsules de bonheur que je parviendrai à trouver sur le web et voir si celles-ci me permettent d'être plus heureuse. JE serai le cobaye du bonheur libertin. Oups, je serai le cobaye du bonheur.

Si vous découvrez des liens, alors n'hésitez pas à me les faire parvenir afin que je puisse expérimenter toutes ces théories new ages pour vous.

Dans le but toujours grandissant de mettre un peu de joie dans vos journée, votre très (in)fidèle servitrice.
B.