lundi 22 mars 2010

Des fois, j'ai la vague impression, que j'écris sur ce blogue uniquement pour éviter de perdre la main, parce que côté création ces dernier temps, ça fait plutôt dure. Sérieusement, je n'ai plus d'idée, plus l'envie d'écrire des histoires, ou quand j'en ai envie, je n'ai rien à raconter. La monotonie d'une vie de couple merdique d'au dessus d'un an avait déjà entamé à effacer toute trace d'esprit créatif dans ma personne, mais alors si on ajoute à ça 1 an passé dans un atelier sombre et poussiéreux, c'est la galère.

Il n'y a même pas l'ombre d'un personnage intéressant qui semble naître, la théorie littéraire s'effrite comme une mauvaise soudure sous mon grinder et je sens le métal brûlé plutôt que l'encre de livre neuf. C'est triste.

et si on se gardait une p'tite gêne?

Nous savons tous qu'avec la venue de facebook, c'est un peu la mort de la vie privée. Désormais, il y a des photos que nos "ami.e.s" identifient avec nos faces dessus dans les pires moments de nos vies, dans les pires déboires que nous ayons connus.

Je suis présentement dans le "middle age", comme on dit. Un entre deux âges ou la plupart de mes amies commencent à populer. Yeah! Je suis heureuse pour elle, c'est vrai. Mais est-ce que j'ai vraiment envie de voir des photos d'échographies sur facebook? Est-ce que j'ai vraiment envie de savoir que telle ou telle personne a les 2 jambes en l'air après s'être fait insiminer sur sa table de cuisine par sa copine? Est-ce que j'ai vraiment envie d'avoir le détail du dernier examen gynécologique de quelqu'un a qui je ne parle qu'une fois au 6 mois?

VOus allez me répondre: alors ne les lis pas leurs status. Oui mais bordel, est-ce qu'on peut se garder une petite gêne quelque part?

Avez vous vraiment envie que je vous entretienne de mon cycle menstruel (Dom je sais que tu le connais, mais bon..!), de la marque de tampon qui m'offre le plus de confort, de ma dernière vaginite à levure ou du nombre de fois par semaine que je me rase les jambes? Non, on s'en calisse, c'est le peu d'intimité qu'il me reste avec la venue de face de bouc!

Alors venez pas me lever le coeur avec les spasmes de vos utérus pendant que je prends gentiment mon café le lundi matin avec une gueule de bois 5/10!

Question à 100$

Le lendemain d'un one night, quand tu ne te sauves pas au milieu de la nuit ou que tu ne te fais pas mettre dehors une fois le tout consumé, quand vient le moment de rentrer chez toi, est-ce que tu fais la bise, envoie la main ou embrasse la personne sur la bouche?

Je ne suis jamais parvenue à répondre à cette question.

Le slam

Dans le fond, quand on analyse la poésie slam, on se rend compte qu'il s'agit simplement d'une poésie rimée déclamée avec un faux accent français.

jeudi 18 mars 2010

chose simples

La conversation débuta par une longue lamentation sur l'état relationnelle de mon amie:

Moi: et moi je me suis fait vollé mon vélo... Je suis inconsolable.
Elle: Faisons l'amour! Nous allons nous sentir mieux par la suite.
Moi: Bonne idée!

Il y a des choses si simples dans la vie... Mais sur ce, je vais tout de même aller me coucher!

Enzo

Si jamais vous le croisez, dites-lui qu'ilo me manque... Et faites moi savoir où je peux le racheter...

Minelli "Enzo", bleu indigo. Modèle de course, Calles pieds, pédalier en plastique gris (de 18 cm), dérailleur shimano, manque la roue avant, banc peu confo et sur la tige il y a une marque au crayon noir, juste où je devais l'ajuster quand je lui enlevais son banc pour éviter qu'on ne me le volle. Le guidon, courbé pour plus de vitesse, est paré d'une gaine au motif millitaire. Les vitesses se changent à même la manette de freins. 21 vitesses.

chronique de mes petits malheurs quotidiens, 3

Ce matin, quand je me suis levée, je n'avais pas la gueule de bois. Malgré tout, j'étais un peu nerveuse à l'idée qu'Enzo ait passé la nuit dans une voiture, loin de moi. J'ai essayé de me changer les idées, de penser à autre chose, et je me suis rendue à mon cours, tout bonnement. Hier soir, les gars n'ont pas voulus que je prenne mon vélo, parait que j'étais trop ivre. Et pourtant, j'aurais du le prendre quand même.

Première partie du cours, le gars dont la voiture contenait Enzo n'était pas là. Tout pour rehausser ma panique. À l'heure du souper, je l'appelle: Est-ce que j'ai encore un vélo????!!! Heum... Je ne suis pas encore allé chercher la voiture.

Il arrive 30 minutes plus tard, Enzo va bien, il est au chaud dans la voiture. La soirée se termine, j'ai mes gants dans les mains, on contourne le coin de l'école et je vois, la roue avant d'Enzo, dans la rue. Je regarde mon collègue, stupéfaite qu'il ne se soit pas rendu compte qu'elle soit tombée, puis je panique. Les vitres sont intactes. Enzo n'est plus là. Les portes sont barrées. Je traverse l'autre côté, la vitre est brisé...

Je me suis effondrée sur le trottoir, et j'ai pleuré, longuement, avec la roue avant dans ma main.... Oui, j'ai pleuré pour un vélo, et je pleure encore au souvenir de la joie que j'ai partagé avec lui et le sentiment de liberté qu'il m'offrait. J'ai pleuré ma ride pour me remettre de ma rupture l'été dernier, le vent chaud contre mon visage la nuit quand j'allais me promener dans les bas quartiers, ce que je voulais faire avec lui cet été...